Bilan de saison : La RJH Comines au cœur de la P2B

Bilan de saison : La RJH Comines au cœur de la P2B

Salut à tous les passionnés du ballon rond et fidèles des "carnets d'anicet51" !

La saison vient de livrer son verdict final pour notre équipe de la RJH Comines. Après 30 matchs de lutte, d'émotions et de rebondissements, il est temps de se poser un instant pour analyser les chiffres, les performances et ce qui a fait vibrer le stade cette année. Pas de grands discours épiques ici, juste le plaisir de décortiquer ensemble le parcours de notre club.

Un classement final qui consolide la place du club.

Pour cette campagne 2025-2026, la RJH Comines A termine à une honorable 8ème place sur 16 équipes. Avec un total de 44 points, on se situe pile au milieu du tableau, marquant une frontière nette entre le haut du panier et la zone de danger.
 
Les chiffres clés en un coup d'œil :
  • Victoires : 13
  • Partages (Nuls) : 5
  • Défaites : 12
  • Buts marqués : 58
  • Buts encaissés : 62
  • Différence de buts : -4

     

    On remarque tout de suite une saison très équilibrée. On gagne presque autant qu'on perd. Si l'attaque a été plutôt généreuse avec 58 réalisations, la défense a parfois souffert, nous laissant avec une différence de buts légèrement négative. Mais l'essentiel est là : le maintien a été assuré sereinement, et la RJH Comines continue de faire partie du paysage solide de la P2.

    Le mythe du "Château" : fort à domicile, fragile à l'extérieur ?

    C'est souvent le refrain que l'on entend au comptoir après le match : "On est imbattables chez nous, mais c'est dur dès qu'on passe la frontière de la commune". Les chiffres confirment-ils cette impression ?

    À domicile : Une vraie forteresse

    Sur nos terres, la RJH Comines a montré un visage conquérant. Avec 27 points pris à domicile, nous nous classons 6ème du championnat si l'on ne regardait que les matchs à la maison. C’est une excellente performance qui montre que l'appui des supporters et l'habitude du terrain jouent un rôle crucial.

    À l'extérieur : Un voyage plus complexe

    C’est là que le bât blesse un peu. Hors de nos bases, nous ne récoltons que 17 points, ce qui nous place au 11ème rang des équipes visiteuses. Ce contraste explique pourquoi nous n'avons pas pu accrocher le top 5 cette année. Il y a là une belle marge de progression pour la saison prochaine : apprendre à voyager avec un peu plus de sérénité.

    Les chiffres du groupe utilisé durant la saison (basé sur les feuilles de matches).

    • Un championnat complet représente 2700 minutes de jeu effectif.

     

    Nos canonniers : Emilio et Théotim.
    On ne gagne pas de matchs sans mettre le cuir au fond des filets. Cette saison, deux noms se sont particulièrement illustrés dans le classement des buteurs de la série.
     
    Emilio Coudron : Avec 17 buts, Emilio termine au pied du podium des meilleurs buteurs du championnat. C’est notre "serial buteur", celui sur qui on peut compter quand le match se durcit. Il termine juste derrière des noms comme Victor Landuyt (24 buts) ou Andres Verschelde (21 buts).
     
    Théotim Maes-Leroy : Un grand bravo également à Théotim qui boucle sa saison avec 15 buts. Avoir deux joueurs à 15 unités ou plus est un luxe pour un club de milieu de tableau. Cela prouve que le danger vient de partout à la RJH Comines.
    Analyse par adversaire : Qui nous a réussi ?
    Le tableau de bord de la saison nous montre des statistiques intéressantes sur nos confrontations directes :
     
    Les "clients" préférés : Nous avons pris le maximum de points (6 points sur 6) contre Meulebeke, RC Waregem B, Emelgem-Kachtem et Dadizele A. Contre ces équipes, la RJH Comines a su imposer son rythme et faire preuve d'efficacité.
     
    Les bêtes noires : En revanche, le champion Ingelmunster A et Avelgem A ne nous ont laissé que des miettes avec 0 point pris contre eux cette saison. Ingelmunster, avec ses 71 points au classement final, était clairement un cran au-dessus du lot.
     
    Le cas Zonnebeke : Malgré leur deuxième place au général, nous avons réussi à leur arracher 1 point. C’est le genre de résultat qui montre que, sur un match, on peut bousculer les cadors.

     

    Chronologie d'une saison en dents de scie
    Si l'on regarde la courbe de points des 4 derniers matchs, on voit que la fin de saison a été marquée par une volonté de bien finir. Le dernier match contre Meulebeke (victoire 3-1) le 26 avril 2026 a permis de conclure sur une note positive.
     
    Un fait marquant à noter dans les archives : la RJH Comines a occupé la 8ème place pendant 102 jours au cours de la saison. C’est une preuve de grande stabilité. Nous avons même goûté à la 4ème place pendant 37 jours en début ou milieu de parcours, ce qui a fait rêver les plus optimistes d'entre nous.
    Le mot de la fin
    En tant que bénévole et amoureux de ce club, je suis fier du parcours accompli. On ne va pas chercher des superlatifs inutiles : la saison a été sérieuse, le maintien est là, et on a vu du beau football à Comines.
     
    L'évolution de la RJH Comines est en marche. On a une base solide, des buteurs efficaces et un public présent. On va maintenant profiter de la trêve pour recharger les batteries et revenir encore plus forts pour la prochaine aventure en P2 !
    Foot local ou dictature des datas : faut-il vraiment tout mesurer pour kiffer ?

    Foot local ou dictature des datas : faut-il vraiment tout mesurer pour kiffer ?

    Salut à toi, l'ami ! Content de te retrouver sur le blog. Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’un truc qui me trotte dans la tête depuis que j’ai lu un article passionnant sur la « dictature des datas ». Tu sais, ces montres connectées qui te disent si tu as bien dormi ou si tu es prêt à aller courir. À la RJH Comines, on n'en est pas encore là avec des GPS dans le dos de chaque joueur, mais la question se pose : est-ce qu’on ne serait pas en train de perdre notre instinct à force de regarder des chiffres ?

    Le jour où j'ai failli devenir un robot

    L'autre jour, je tombe sur ce chiffre de fou : 101 ml/min/kg. C’est la VO2 max (en gros, la cylindrée du moteur) qu’aurait atteinte un triathlète pro, Kristian Blummenfelt. Un truc de malade, limite surhumain. Tout le monde s'est excité sur le Net, pour finalement se rendre compte que c’était peut-être juste un capteur mal réglé dans le labo.

    Et c’est là que j’ai tilté. Est-ce que ça t’arrive aussi de regarder ta montre au réveil pour savoir si tu as la pêche ? Si la montre dit « récupération médiocre », tu te sens fatigué direct, non ? On est devenus les esclaves de nos propres gadgets. Même moi, quand je pars faire mes photos ou mes randos, je me surprends à checker mon nombre de pas ou mon rythme cardiaque. Mais au fond, est-ce que mon corps ne le sait pas déjà mieux que le processeur de ma montre ?

    À la RJH Comines, on joue au feeling !

    Imagine un peu si à la RJH, on commençait à interdire à un gars de monter sur le terrain parce que sa montre dit qu'il a un « score de stress » trop haut. Ce serait n’importe quoi ! En provinciale, ce qui compte, c'est l'envie, le flair, ce qu'on a dans le ventre. Un joueur peut avoir des stats de course moyennes sur le papier, mais s'il est là au bon moment pour mettre le pied et sauver un ballon, c'est ça qui fait vibrer le stade.

    L’article que j’ai lu expliquait que ces appareils ne mesurent pas vraiment ton état, ils font des estimations. Et les erreurs peuvent être énormes, parfois 30 ou 40 battements par minute d'écart ! Tu te rends compte ? On base notre confiance sur des outils qui peuvent se planter royalement. C’est un peu comme si l'arbitre sifflait un hors-jeu parce que son assistant vidéo a un grain de poussière sur l'objectif.

    L'intéroception : le mot savant pour dire "écouter son corps"

    Les scientifiques appellent ça l'intéroception. C'est la capacité de ton cerveau à capter des milliers de signaux : ta fatigue, tes muscles qui tirent, ton stress... C’est ton tableau de bord interne, et il est bien plus précis que n'importe quelle appli. Le problème, c'est qu'à force de déléguer ça à une machine, on désapprend à s'écouter. C'est comme le GPS en voiture : à force de l'utiliser, on ne sait plus lire une carte routière et on finit par se perdre dès qu'il n'y a plus de batterie.

    Pour nos jeunes à la RJH Comines, c'est crucial. Je préfère un gamin qui apprend à sentir quand il doit accélérer ou quand il est à bout de souffle, plutôt qu’un gamin qui regarde son poignet toutes les deux minutes. Le foot, c’est avant tout une question de sensations, pas de mathématiques.

    Mon petit défi pour toi (et pour moi)

    Du coup, j'ai décidé de tester un truc. La semaine prochaine, je laisse la montre au placard (ou du moins, je ne la regarde pas). Je vais essayer de deviner mon état de forme juste au ressenti. Et je t'invite à faire pareil, que ce soit au sport, au boulot ou même au réveil. Avant d'ouvrir ton appli pour voir si ta nuit était "réparatrice", pose-toi juste la question : "Comment je me sens, là, tout de suite ?"

    On a besoin de reprendre le pouvoir sur nos vies, tu ne penses pas ? C’est bien beau la tech, je suis le premier à m’amuser avec les images IA, mais pour le physique, rien ne vaut le bon vieux flair humain.

    Alors, on débranche ?

    En résumé, les datas, c'est comme le sel dans la soupe : il en faut un peu pour relever le goût, mais si tu vides la salière, c'est imbuvable. Profitons du sport local, de l'ambiance à la RJH et de nos sorties en pleine nature sans rester les yeux rivés sur un écran. On est là pour vivre des moments, pas pour remplir des tableurs Excel, non ?

    Et toi, tu es plutôt du genre accro à ta montre connectée ou tu fonctionnes encore à l'instinct ? Est-ce que tu penses que la tech aide vraiment les sportifs amateurs ou ça nous rend juste plus stressés ? Dis-moi tout ça en commentaire, j'ai hâte de te lire !

    Le stress avant le match : et si c’était ton meilleur allié ?

    Le stress avant le match : et si c’était ton meilleur allié ?

    Salut à toi ! Installe-toi confortablement. Aujourd'hui, j'avais envie de te parler d'un truc qu'on a tous ressenti un jour ou l'autre, que ce soit sur la pelouse, sur le banc ou même dans les tribunes : cette fameuse boule au ventre avant le coup d'envoi. Tu sais, ce moment dans le vestiaire un dimanche après-midi, juste avant un match important où la tribune est bien garnie. On voit de tout : le petit jeune qui chambre un peu trop pour cacher son trac, le vieux briscard qui fixe ses pompes sans dire un mot, et le coach qui finit son discours par un éternel « Allez les gars, restez calmes ». Mais au fond, est-ce qu'on doit vraiment être calmes ? J'ai pas mal lu sur le sujet ces derniers temps et je me demande si on ne se trompe pas de cible. Et si ce stress, au lieu de vouloir l'effacer, on apprenait simplement à s'en servir comme carburant ?

    Le bon, la brute et le stress qui ronge

    Tu vois, dans le foot provincial, on a souvent tendance à voir le stress comme un ennemi, un truc qu'il faut éliminer à coups de blagues ou de silences pesants. Mais en réalité, il y a deux visages à cette sensation. D'un côté, tu as le stress qui te bouffe : celui qui t'empêche de dormir la veille, qui te fait ruminer tes erreurs avant même d'avoir touché le premier ballon. C'est le fameux "frein à main" : tu joues avec la peur de mal faire.

    De l'autre, il y a ce que j'appelle le stress qui propulse. Physiquement, c'est la même chose : ton cœur s'emballe, tes mains sont moites, ta respiration s'accélère. C'est de la biologie pure et dure. La seule différence, c'est ce que tu te racontes dans la tête. Si tu te dis « je suis nerveux, je vais me rater », tu te paralyses. Mais si tu te dis « je suis excité, ce match compte pour moi, mon corps se prépare à l'effort », là, tu transformes la tension en énergie. En provinciale, on n'a pas besoin de robots, on a besoin de gars qui ont envie. Alors, pourquoi vouloir être calme quand on s'apprête à donner sa vie pour notre club ?

    Décortiquer le monstre : le modèle CINÉ

    Pour mieux comprendre pourquoi on flippe parfois plus qu'à l'accoutumée, j'ai découvert un petit outil super simple que les experts appellent le modèle CINÉ. Ça permet de mettre des mots sur ce qui nous arrive, et crois-moi, ça fait du bien. Il y a quatre ingrédients qui font grimper la pression :

    • C: comme Contrôle : Sur le terrain, tu ne contrôles pas l'arbitre (malheureusement !), la météo capricieuse de notre région, ou si l'attaquant d'en face est dans un grand jour. Par contre, tu contrôles ton attitude et tes efforts.
    • I: comme Imprévisibilité : Un rebond foireux sur une pelouse un peu grasse, un but encaissé à la 2ème minute... Le foot provincial, c'est le royaume de l'imprévu.
    • N: comme Nouveauté : Un nouveau coach, un changement de poste ou ton premier match en équipe première. Ça gratouille forcément un peu.
    • É: comme Ego : C'est sans doute le plus gros morceau. C'est le regard des copains, de la famille dans la tribune, la peur de finir sur le banc ou les commentaires qu'on lira après le match.

    ⠀Quand tu combines tout ça pour un match décisif, c'est normal que le volume monte ! L'idée, ce n'est pas de faire disparaître ces facteurs, c'est impossible. C'est juste de se dire : « Ok, aujourd'hui mon ego est en jeu et il y a pas mal d'imprévus, c'est normal que je sois tendu. » Rien que de le reconnaître, ça fait redescendre la pression d'un cran.

    À chacun sa zone : n'essayons pas de tous nous ressembler

    Un truc qui m'énerve parfois, c'est quand on veut mettre tous les joueurs dans le même moule. Tu as des gars qui ont besoin d'être zen, posés, presque dans leur bulle pour sortir un gros match. Et puis tu as les autres, ceux qui ont besoin d'être électriques, de crier, de s'agiter pour être bons.

    Si le coach hurle sur un joueur qui a besoin de calme, il le casse. S'il demande de "se calmer" à un mec qui a besoin d'être à 2000 volts pour exister, il l'éteint. On a tous une "zone optimale". Moi, je propose souvent ce petit exercice : sur une échelle de 1 à 10, à combien tu te sens là, maintenant ? Si dans tes meilleurs matchs tu étais à 7, et qu'aujourd'hui tu es à 3, c'est qu'il faut te réveiller. Mais si tu es à 9 alors que tu performes d'habitude à 5, il est temps de respirer un grand coup. L'objectif, ce n'est jamais d'être à zéro. Un joueur à zéro, c'est un joueur qui s'en fout. Et à la RJH, on ne s'en fout jamais.

    Changer d'avis sur son propre corps

    C'est peut-être l'idée la plus forte que j'ai apprise récemment : ce que tu penses du stress change la façon dont ton corps y répond. Si tu vois ton cœur qui tape fort comme un signe de faiblesse, tes vaisseaux se contractent, tu te crispes. Mais si tu te dis « mon cœur envoie de l'oxygène à mes muscles pour que je puisse courir 90 minutes », tes vaisseaux restent ouverts, ton sang circule mieux.

    Tu ne te mens pas, tu changes juste ta lecture du signal. Au lieu de subir ton corps, tu l'écoutes comme une machine qui se met en route. C'est quand même plus sympa de voir son trac comme une batterie qui se charge plutôt que comme une fuite d'huile, non ?

    Attention au stress qui dure toute la saison

    Après, soyons honnêtes : le stress du match, c'est le bon stress. C'est un pic, ça monte, ça redescend après la douche. Ce qui est dangereux pour nos joueurs, c'est le stress chronique. Le mec qui rumine le classement toute la semaine, qui s'engueule dans le vestiaire ou qui a des soucis au boulot et qui ramène ça sur le terrain.

    On est des amateurs, on a tous une vie à côté. Le foot doit rester une soupape, pas une source d'emmerdes permanentes. C'est pour ça que je conseille toujours de savoir couper : une bonne rando en forêt (comme je les aime !), une soirée sans parler de ballon, ou juste une bonne nuit de sommeil. Si tu ne redescends jamais, tu finis par te cramer, et là, le plaisir disparaît.

    Ta petite routine pour dimanche prochain

    Allez, pour finir, si tu joues ou si tu connais quelqu'un qui a souvent le trac avant le match, voici une petite routine toute simple à tester :

    1. Mets des mots dessus : Demande-toi ce qui te stresse (Contrôle ? Ego ?).
    2. Remercie ton corps : Dis-toi que tes mains moites et ton cœur qui bat sont tes outils de travail qui se préparent.
    3. Ajuste le curseur : * Trop haut ? Respire lentement (inspire 4 secondes, expire 6 secondes) pendant deux minutes.
      • Trop bas ? Active-toi, saute sur place, écoute un morceau qui bouge ou va taper dans le dos d'un coéquipier.

    ⠀On n'est pas des pros, on ne joue pas la Ligue des Champions, mais ce qu'on vit sur nos terrains de provinciale, c'est tout aussi intense émotionnellement. Alors, autant apprendre à surfer sur la vague plutôt que d'essayer de l'arrêter avec ses mains !

    Et toi, tu gères ça comment avant un match ou un événement important ? Tu es plutôt du genre silencieux dans ton coin ou tu as besoin de faire le show pour évacuer ? Raconte-moi tes anecdotes de vestiaire dans les commentaires, ça m'intéresse de voir comment ça se passe chez vous !

    Avril, le mois où tout peut basculer… même un contrat déjà signé

    Avril, le mois où tout peut basculer… même un contrat déjà signé

    C'est avril. Le printemps est là, les terrains commencent à sécher, et dans les vestiaires, il se passe un truc que peu de gens voient de l'extérieur : les joueurs bougent. Pas encore sur le terrain. Dans leur tête. Et parfois, sur un site internet, en quelques clics.

    Bienvenue dans le mois le plus stressant de l'année pour les clubs de foot provincial.

    Un clic, et t'es libre

    Tu savais ça, toi ? En avril, un joueur avec un contrat à primes peut officiellement demander sa liberté via la procédure en ligne. Et ça, même s'il a déjà signé sa prolongation pour la saison prochaine. Même s'il a donné sa parole en décembre. Même s'il a bu le café avec le coach la semaine dernière en disant que tout allait bien.

    Un formulaire en ligne, une désaffiliation, et le voilà libre comme l'air.

    C'est prévu par le décret sur le statut du sportif amateur. C'est légal. Et c'est une réalité que beaucoup de clubs découvrent à leurs dépens chaque année.

    Je te vois déjà lever les sourcils. "Mais s'il a signé, c'est signé non ?" En théorie, oui. En pratique, le décret de 1996 sur le sportif amateur est au-dessus de ce qu'on écrit dans un contrat de club provincial. Et il dit clairement : le joueur peut demander sa liberté en avril pour la saison suivante, sans devoir payer d'indemnité.


    Le Far West des transferts provinciaux

    Ce qui rend la chose encore plus compliquée, c'est que tout ça se passe souvent en silence. Un joueur disparaît des entraînements. Le coach essaie de le joindre. Pas de réponse. Et quelques jours plus tard, il apprend que le gars s'est désaffilié en ligne et signe ailleurs.

    Pas de discussion. Pas d'explication. Un clic.

    C'est humainement discutable, évidemment. Mais c'est la réalité du foot amateur aujourd'hui. Et franchement, si on veut être honnête, les clubs ne sont pas toujours irréprochables non plus. Certains approchent des joueurs déjà prolongés dans d'autres équipes, leur font miroiter un meilleur projet ou une prime un peu plus grosse, et hop, la machine est lancée.

    Il y a des règles morales dans le foot provincial — genre "on n'approche pas un joueur qui a déjà signé ailleurs". Mais dans les faits ? C'est du vent. En avril, c'est chacun pour soi.

    Les clauses de dédommagement : une fausse sécurité ?

    Beaucoup de clubs ont essayé de se protéger en ajoutant une clause dans les contrats. Du style : "Si tu pars avant la fin de ton engagement, tu nous dois 500 euros." Ou 750. Ou parfois plus.

    L'idée, c'est de décourager les départs. Et ça peut marcher psychologiquement. Mais légalement ? C'est fragile.

    Parce que si le joueur passe par la procédure officielle de demande de liberté en avril — celle prévue par le décret — cette clause ne tient généralement pas. Le décret prime sur le contrat. Et un joueur bien informé le sait.

    La seule situation où une indemnité peut vraiment tenir, c'est si le joueur rompt son contrat en cours de saison. Exemple : il est transféré en hiver et repart déjà en mars, avant la fin de la saison en cours. Là, oui, une clause de dédommagement peut avoir du poids. Mais si la rupture concerne un contrat pour la saison suivante, demandée en bonne et due forme en avril, la clause s'envole avec les illusions du coach.


    Et les clubs qui insistent quand même ?

    C'est là que ça devient intéressant. Le décret sur les amateurs prévoit des sanctions pour les clubs qui imposent des clauses contraires à la loi. Des amendes. Et en théorie, même des peines de prison.

    Dans les faits ? Personne ne semble avoir vraiment écopé de ces sanctions jusqu'ici. Mais le risque existe. Et un club qui pousserait trop fort sur une clause illégale pourrait se retrouver dans une position délicate.


    Alors, c'est quoi la solution ?

    Honnêtement ? Il n'y en a pas de parfaite. La loi protège le joueur, et c'est sans doute une bonne chose — le foot amateur ne devrait pas ressembler à un contrat de travail forcé.

    Mais ça ne veut pas dire que tout est permis côté joueur non plus. La parole donnée, ça compte. La communication, ça compte. Dire clairement à son coach "j'ai une meilleure offre ailleurs, je vais partir", c'est pas grand-chose à faire. Et ça évite beaucoup de rancoeurs dans des vestiaires où tout le monde se connaît, où les chemins se recroisent chaque saison.

    Pour les clubs, la vraie fidélisation, elle se joue pas sur le papier d'un contrat. Elle se joue sur le projet sportif, l'ambiance, le respect des joueurs. Un gars heureux dans son club, il cherche pas ailleurs. Même en avril.


    En résumé

    Avril, c'est le mois où les joueurs ont légalement le droit de faire leurs valises, même avec un contrat signé. Les clauses de dédommagement existent, mais elles sont souvent inopérantes face au décret sur le sportif amateur. Et derrière tout ça, il y a une réalité humaine : le foot provincial tourne sur des relations, des confiances, des paroles données.

    La loi peut te libérer d'un contrat. Elle ne libère pas d'une réputation.

    Et toi, t'as déjà vécu ça dans ton club ? Un joueur qui disparaît d'un coup en avril, ou une prolongation qui ne vaut finalement pas le papier sur lequel elle est signée ? Dis-moi en commentaire, j'ai envie d'en discuter.

    Ce samedi-là, j’étais ailleurs…

    Ce samedi-là, j’étais ailleurs…

    Soyons honnêtes : j'étais pas au match. Et vu comment ça s'est terminé, je sais pas si j'aurais eu la sagesse de rentrer à la maison sans râler dans ma barbe.

    Parce que le scénario, on commence à le connaître par cœur. Les gars font un bon match, ils tiennent tête aux leaders de la série, ils bossent. Et puis le foot décide de se marrer à leur place. Maes Leroy trouve le chemin des filets sur un face-à-face, Robaeys loupe le deuxième but d'un rien, les locaux égalisent sur leur première vraie occasion, et Verheule coupe un centre en fin de match pour planter le couteau dans la plaie. Frustrant ? Le mot est faible.

    Mathieu Dejonckheere a dit ce qu'on pense tous : "Les gars sortent une grosse prestation, mais ils ne sont pas du tout récompensés." Et il a raison. Sauf que le souci, c'est qu'on entend cette phrase depuis quelques semaines maintenant. Et à force, elle commence à peser.

    Le loto du dimanche

    Moi, j'en suis arrivé à un truc un peu difficile à avaler : je vis cette saison comme un jeu de lotto.

    Pas parce que je m'en fous, hein. Bien au contraire. Mais chaque week-end, j'ouvre les résultats en me demandant ce que j'ai tiré. Des fois c'est une bonne surprise, des fois c'est un billet perdant alors que t'avais presque tous les bons numéros. Et c'est ça la version la plus cruelle du loto : rater le jackpot à un numéro près.

    T'as l'impression que tout est là pour gagner, mais la machine sort jamais le bon ticket.


    Les week-ends qui se suivent mais ne se ressemblent pas

    C'est ça qui me dérange, au fond. Pas la défaite en elle-même, le foot ça arrive. Mais l'impression que chaque week-end repart de zéro. Un coup ça cartonne, le suivant ça coince, le troisième c'est encore une belle perf qui se termine sans points.

    J'aurais voulu être là pour voir de mes yeux si c'est la poisse ou autre chose. Mais même à distance, le ressenti est clair.

    Cette équipe a du niveau. Elle le prouve à chaque fois qu'elle joue contre les gros de la série. Mais le foot, il récompense pas "le beau jeu" à chaque fois. Il récompense ceux qui mettent le ballon au fond, ceux qui tiennent jusqu'au bout, ceux qui transforment les bonnes perfs en points.

    Il reste des matchs, mais pour voir quoi ? Et entendre quoi comme explications bidons !!!. 

    Les footeux , c'est comme les écoliers, ils ont toujours une explication à tout ! Mais qui les croient ? 

    1-4 à domicile : le score qui fait mal, les raisons qui font encore plus mal

    1-4 à domicile : le score qui fait mal, les raisons qui font encore plus mal

    Tu sais, y'a des défaites qu'on encaisse, on soupire, on passe à autre chose. Et puis y'a celles qui restent coincées là, quelque part entre la gorge et l'estomac. Dimanche, c'était clairement la deuxième catégorie. Le RJH Comines s'est incliné 1-4 à domicile face au KSK Geluwe. Un score lourd. Très lourd. Mais ce qui me pèse le plus, c'est pas vraiment les quatre buts encaissés. C'est le pourquoi du comment. Et là, on a des trucs à se dire.

    1-4, mais le match était-il vraiment à sens unique ?

    Commençons par être honnêtes entre nous. Non, le RJH n'a pas été roulé dans la farine du début à la fin. Mathieu Dejonckheere lui-même l'a dit clairement : "le score est vraiment sévère et ne reflète absolument pas la physionomie de la rencontre." Et je suis d'accord avec lui sur ce point.

    Les Cominois ont eu la balle. Ils ont joué. Ils ont essayé de construire. C'est pas une équipe qui s'est effondrée d'entrée de jeu en se disant que c'était foutu. Non. Pendant une bonne partie du match, y'avait quelque chose à jouer.

    Sauf que voilà. Le foot, c'est cruel. Geluwe ouvre la marque sur une demi-occasion. Une demi-occasion. Pas une action de grande classe, pas un but de gala. Juste un moment où les visiteurs ont été opportunistes et nous, on n'a pas su répondre au bon moment. C'est ça aussi le foot à ce niveau : faut être efficace, même quand c'est pas parfait.


    Le tournant : deux cartons rouges qui changent tout

    Là, on entre dans le dur. Parce que le retour des vestiaires, ça aurait pu être différent. Sauf que Parmentier inscrit un doublé pour Geluwe. Et dans la foulée, en l'espace de moins de vingt minutes, on se retrouve à neuf.

    Neuf. Contre onze.

    Robaeys exclu à la 51e. Lohez à la 68e. Et là, franchement, tu peux être la meilleure équipe du monde, jouer à neuf contre onze en provincial, c'est une montagne à grimper. Le reste, c'est presque de la mécanique. Théotim Maes-Leroy réduit bien la marque, il y a même un but refusé pour un hors-jeu que tout le monde juge imaginaire, mais l'histoire s'arrête là. 1-4 au coup de sifflet final.

    Les exclusions, oui. Mais le vrai problème est ailleurs

    Et c'est là que j'ai envie d'aller un peu plus loin. Parce que les deux cartons rouges, tout le monde en parle, et c'est normal. Mais moi, ce qui m'interpelle, c'est la question que personne ne pose vraiment : pourquoi ces exclusions ?

    Des joueurs qui se font expulser pour des sautes d'humeur — parce que c'est clairement ça — c'est rarement sorti de nulle part. Y'a toujours quelque chose en dessous. Une frustration qui couve. Un truc qui ne va pas dans le groupe, ou en dehors, ou dans la tête de certains. Je dis pas que j'ai la réponse. Mais je me pose la question, et je pense qu'elle mérite d'être posée honnêtement en interne.

    Mathieu Dejonckheere l'a dit sans détour : "cette défaite est le fruit de sautes d'humeur inacceptables dans le chef de certains éléments et qui viennent anéantir un gros travail effectué par le reste du groupe." Et là, chapeau pour la franchise. C'est dur à dire, c'est dur à entendre. Mais c'est nécessaire.

    Parce que le problème, c'est pas juste deux joueurs qui ont craqué. C'est tout ce que ça représente comme signal.


    L'état du terrain ? Oui, mais…

    J'entends déjà certains dire : "oui mais le terrain était mauvais, ça explique les erreurs techniques." Okay. Le terrain en cette période, c'est pas le Parc des Princes, on est d'accord. Mais attends.

    Ces gars-là, ils s'entraînent sur ce terrain toute la saison. Toute la saison. Ils le connaissent par cœur, chaque bosse, chaque zone glissante, chaque endroit où la balle part de travers. Donc l'état du terrain, ça peut expliquer une passe ratée, un contrôle raté. Mais ça n'explique pas les erreurs techniques à répétition qu'on a vues. Et ça n'explique absolument pas les exclusions.

    Faut être capable de regarder les choses en face : y'a eu trop d'imprécisions, trop de décisions hasardeuses, trop de moments où le collectif a été plombé par des comportements individuels. Et ça, c'est pas la faute du gazon.


    Ce qui me frustre vraiment

    Ce qui me met un peu hors de moi — et je le dis calmement, hein, pas pour chercher des noises — c'est l'idée que des joueurs qui bossent, qui se donnent, qui font les efforts, se retrouvent punis par les errements de quelques-uns.

    C'est exactement ce que le coach a souligné. Le reste du groupe a fait un gros travail. Et ce travail a été anéanti. C'est injuste. Et dans un club amateur, où tout le monde donne de son temps, de son énergie, souvent sans rien recevoir en retour, c'est encore plus difficile à vivre.

    Est-ce que tu as déjà vécu ça dans une équipe ? Pas forcément au foot, mais dans n'importe quel contexte collectif ? Cette sensation que les efforts de tout un groupe sont sabotés par quelques comportements ? C'est exactement ça, dimanche.

    Et maintenant, on fait quoi ?

    La saison n'est pas finie. Le championnat continue. Et le RJH Comines va devoir rebondir, c'est aussi simple que ça.

    Mais pour rebondir vraiment, faut que ce 1-4 serve à quelque chose. Pas juste à faire mal pendant quelques jours, puis être oublié. Il faut que les questions soulevées soient discutées. Dans le vestiaire, avec le staff, entre joueurs. Qu'est-ce qui s'est passé ? D'où vient cette tension ? Comment on fait pour que ça n'arrive plus ?

    Parce que le talent, il est là. La volonté collective, elle est là. Mais si des comportements individuels continuent à plomber le groupe, aucun résultat ne sera stable.

    Moi, j'y crois encore. J'y crois parce que je suis passionné par ce club, parce que je vois les gens qui y bossent, et parce qu'une défaite, même sévère, c'est pas une fatalité. C'est une information. À nous d'en faire quelque chose d'utile.

    La prochaine rencontre approche. Et je serai là, comme toujours, pour en parler avec toi.


    Et toi, qu'est-ce que tu en penses ? Tu crois que les exclusions sont juste le symptôme d'un malaise plus profond ? Ou tu penses que c'est un accident isolé qu'on devrait pas sur-analyser ? Dis-le moi en commentaire, j'ai envie d'en discuter.