par anicet51 | 31 Mar, 2026
Soyons honnêtes : j'étais pas au match. Et vu comment ça s'est terminé, je sais pas si j'aurais eu la sagesse de rentrer à la maison sans râler dans ma barbe.
Parce que le scénario, on commence à le connaître par cœur. Les gars font un bon match, ils tiennent tête aux leaders de la série, ils bossent. Et puis le foot décide de se marrer à leur place. Maes Leroy trouve le chemin des filets sur un face-à-face, Robaeys loupe le deuxième but d'un rien, les locaux égalisent sur leur première vraie occasion, et Verheule coupe un centre en fin de match pour planter le couteau dans la plaie. Frustrant ? Le mot est faible.
Mathieu Dejonckheere a dit ce qu'on pense tous : "Les gars sortent une grosse prestation, mais ils ne sont pas du tout récompensés." Et il a raison. Sauf que le souci, c'est qu'on entend cette phrase depuis quelques semaines maintenant. Et à force, elle commence à peser.
Le loto du dimanche
Moi, j'en suis arrivé à un truc un peu difficile à avaler : je vis cette saison comme un jeu de lotto.
Pas parce que je m'en fous, hein. Bien au contraire. Mais chaque week-end, j'ouvre les résultats en me demandant ce que j'ai tiré. Des fois c'est une bonne surprise, des fois c'est un billet perdant alors que t'avais presque tous les bons numéros. Et c'est ça la version la plus cruelle du loto : rater le jackpot à un numéro près.
T'as l'impression que tout est là pour gagner, mais la machine sort jamais le bon ticket.
Les week-ends qui se suivent mais ne se ressemblent pas
C'est ça qui me dérange, au fond. Pas la défaite en elle-même, le foot ça arrive. Mais l'impression que chaque week-end repart de zéro. Un coup ça cartonne, le suivant ça coince, le troisième c'est encore une belle perf qui se termine sans points.
J'aurais voulu être là pour voir de mes yeux si c'est la poisse ou autre chose. Mais même à distance, le ressenti est clair.
Cette équipe a du niveau. Elle le prouve à chaque fois qu'elle joue contre les gros de la série. Mais le foot, il récompense pas "le beau jeu" à chaque fois. Il récompense ceux qui mettent le ballon au fond, ceux qui tiennent jusqu'au bout, ceux qui transforment les bonnes perfs en points.
Il reste des matchs, mais pour voir quoi ? Et entendre quoi comme explications bidons !!!.
Les footeux , c'est comme les écoliers, ils ont toujours une explication à tout ! Mais qui les croient ?
par anicet51 | 24 Mar, 2026
Tu sais, y'a des défaites qu'on encaisse, on soupire, on passe à autre chose. Et puis y'a celles qui restent coincées là, quelque part entre la gorge et l'estomac. Dimanche, c'était clairement la deuxième catégorie. Le RJH Comines s'est incliné 1-4 à domicile face au KSK Geluwe. Un score lourd. Très lourd. Mais ce qui me pèse le plus, c'est pas vraiment les quatre buts encaissés. C'est le pourquoi du comment. Et là, on a des trucs à se dire.
1-4, mais le match était-il vraiment à sens unique ?
Commençons par être honnêtes entre nous. Non, le RJH n'a pas été roulé dans la farine du début à la fin. Mathieu Dejonckheere lui-même l'a dit clairement : "le score est vraiment sévère et ne reflète absolument pas la physionomie de la rencontre." Et je suis d'accord avec lui sur ce point.
Les Cominois ont eu la balle. Ils ont joué. Ils ont essayé de construire. C'est pas une équipe qui s'est effondrée d'entrée de jeu en se disant que c'était foutu. Non. Pendant une bonne partie du match, y'avait quelque chose à jouer.
Sauf que voilà. Le foot, c'est cruel. Geluwe ouvre la marque sur une demi-occasion. Une demi-occasion. Pas une action de grande classe, pas un but de gala. Juste un moment où les visiteurs ont été opportunistes et nous, on n'a pas su répondre au bon moment. C'est ça aussi le foot à ce niveau : faut être efficace, même quand c'est pas parfait.
Le tournant : deux cartons rouges qui changent tout
Là, on entre dans le dur. Parce que le retour des vestiaires, ça aurait pu être différent. Sauf que Parmentier inscrit un doublé pour Geluwe. Et dans la foulée, en l'espace de moins de vingt minutes, on se retrouve à neuf.
Neuf. Contre onze.
Robaeys exclu à la 51e. Lohez à la 68e. Et là, franchement, tu peux être la meilleure équipe du monde, jouer à neuf contre onze en provincial, c'est une montagne à grimper. Le reste, c'est presque de la mécanique. Théotim Maes-Leroy réduit bien la marque, il y a même un but refusé pour un hors-jeu que tout le monde juge imaginaire, mais l'histoire s'arrête là. 1-4 au coup de sifflet final.
Les exclusions, oui. Mais le vrai problème est ailleurs
Et c'est là que j'ai envie d'aller un peu plus loin. Parce que les deux cartons rouges, tout le monde en parle, et c'est normal. Mais moi, ce qui m'interpelle, c'est la question que personne ne pose vraiment : pourquoi ces exclusions ?
Des joueurs qui se font expulser pour des sautes d'humeur — parce que c'est clairement ça — c'est rarement sorti de nulle part. Y'a toujours quelque chose en dessous. Une frustration qui couve. Un truc qui ne va pas dans le groupe, ou en dehors, ou dans la tête de certains. Je dis pas que j'ai la réponse. Mais je me pose la question, et je pense qu'elle mérite d'être posée honnêtement en interne.
Mathieu Dejonckheere l'a dit sans détour : "cette défaite est le fruit de sautes d'humeur inacceptables dans le chef de certains éléments et qui viennent anéantir un gros travail effectué par le reste du groupe." Et là, chapeau pour la franchise. C'est dur à dire, c'est dur à entendre. Mais c'est nécessaire.
Parce que le problème, c'est pas juste deux joueurs qui ont craqué. C'est tout ce que ça représente comme signal.
L'état du terrain ? Oui, mais…
J'entends déjà certains dire : "oui mais le terrain était mauvais, ça explique les erreurs techniques." Okay. Le terrain en cette période, c'est pas le Parc des Princes, on est d'accord. Mais attends.
Ces gars-là, ils s'entraînent sur ce terrain toute la saison. Toute la saison. Ils le connaissent par cœur, chaque bosse, chaque zone glissante, chaque endroit où la balle part de travers. Donc l'état du terrain, ça peut expliquer une passe ratée, un contrôle raté. Mais ça n'explique pas les erreurs techniques à répétition qu'on a vues. Et ça n'explique absolument pas les exclusions.
Faut être capable de regarder les choses en face : y'a eu trop d'imprécisions, trop de décisions hasardeuses, trop de moments où le collectif a été plombé par des comportements individuels. Et ça, c'est pas la faute du gazon.
Ce qui me frustre vraiment
Ce qui me met un peu hors de moi — et je le dis calmement, hein, pas pour chercher des noises — c'est l'idée que des joueurs qui bossent, qui se donnent, qui font les efforts, se retrouvent punis par les errements de quelques-uns.
C'est exactement ce que le coach a souligné. Le reste du groupe a fait un gros travail. Et ce travail a été anéanti. C'est injuste. Et dans un club amateur, où tout le monde donne de son temps, de son énergie, souvent sans rien recevoir en retour, c'est encore plus difficile à vivre.
Est-ce que tu as déjà vécu ça dans une équipe ? Pas forcément au foot, mais dans n'importe quel contexte collectif ? Cette sensation que les efforts de tout un groupe sont sabotés par quelques comportements ? C'est exactement ça, dimanche.
Et maintenant, on fait quoi ?
La saison n'est pas finie. Le championnat continue. Et le RJH Comines va devoir rebondir, c'est aussi simple que ça.
Mais pour rebondir vraiment, faut que ce 1-4 serve à quelque chose. Pas juste à faire mal pendant quelques jours, puis être oublié. Il faut que les questions soulevées soient discutées. Dans le vestiaire, avec le staff, entre joueurs. Qu'est-ce qui s'est passé ? D'où vient cette tension ? Comment on fait pour que ça n'arrive plus ?
Parce que le talent, il est là. La volonté collective, elle est là. Mais si des comportements individuels continuent à plomber le groupe, aucun résultat ne sera stable.
Moi, j'y crois encore. J'y crois parce que je suis passionné par ce club, parce que je vois les gens qui y bossent, et parce qu'une défaite, même sévère, c'est pas une fatalité. C'est une information. À nous d'en faire quelque chose d'utile.
La prochaine rencontre approche. Et je serai là, comme toujours, pour en parler avec toi.
Et toi, qu'est-ce que tu en penses ? Tu crois que les exclusions sont juste le symptôme d'un malaise plus profond ? Ou tu penses que c'est un accident isolé qu'on devrait pas sur-analyser ? Dis-le moi en commentaire, j'ai envie d'en discuter.
par anicet51 | 16 Mar, 2026
Alors, tu l'as vue venir, celle-là ? Je t'avoue que moi, j'avais encore un petit espoir secret dans un coin de la tête, mais là, le réveil est brutal. On est lundi, j'ai pris le temps de digérer (enfin, essayer) ce déplacement à Moorslede, et franchement, j'ai le cœur lourd pour notre club. On jouait notre dernière carte pour le tour final de P2, et on a fini par se tirer une balle dans le pied tout seuls comme des grands. Assieds-toi deux minutes, je te raconte ça avec mon ressenti, sans langue de bois, parce qu'il y a des choses qui m'agacent sérieusement.
La douche froide dès l'entrée sur le terrain
Tu connais ce sentiment, quand tu prépares ton dimanche, que tu te dis "Allez, aujourd'hui c'est le grand virage", et qu'au bout de soixante secondes, tout s'écroule ? C’est exactement ce qu’on a vécu. Soixante secondes de jeu, et Landuyt qui plante le premier. 1-0. Franchement, à ce niveau-là, c’est inadmissible. On rentre sur le terrain la fleur au fusil ou quoi ?
Le pire, c'est que ce n'est pas le talent qui manque. Après ce but gag, les gars de la RJH ont eu des occasions. Plein d'occasions ! Mais voilà, l'efficacité, c'est devenu notre fantôme. On tourne autour du pot, on tricote, mais on ne finit pas. Tu ne trouves pas ça frustrant, toi, de voir une équipe qui a les moyens de revenir mais qui semble avoir les pieds carrés au moment du dernier geste ? C’est un mal récurrent chez nous depuis des semaines, et à force de ne pas conclure, on finit par le payer cash.
Des discours de façade et un manque de tripes
Ce qui me chipote le plus, ce n'est pas seulement le score. C'est l'attitude. J'écoute les discours d'avant-match, les interviews, les déclarations des uns et des autres... Et franchement, j'ai l'impression d'entendre un disque rayé. Ils nous sortent des phrases toutes faites, des stéréotypes de footballeurs qu'ils pensent devoir dire pour faire "pro". Mais est-ce qu'ils le pensent vraiment ? Est-ce qu'ils ont vraiment cette dalle, cette envie de tout casser pour le maillot de la RJH Comines ?
Je commence à en douter. Les réactions sur le terrain sont trop rares, trop molles pour être crédibles. Quand tu es mené, tu dois montrer du caractère, tu dois bousculer l'adversaire. Là, j'ai vu une équipe qui subit, qui attend que l'orage passe sans vraiment chercher à sortir le parapluie. C’est trop facile de parler dans le vestiaire si, une fois que l'arbitre siffle, on oublie de mettre l'intensité nécessaire.
Le sabordage en règle : le carton rouge de trop
Et puis, comme si ça ne suffisait pas d'être maladroits devant le but, on a décidé de se compliquer la tâche. À l'heure de jeu, Boudersa prend son exclusion. Là, c’est le pompon. On est déjà en difficulté, on cherche à égaliser, et on se retrouve à dix. C’est ce que j’appelle se tirer une balle dans le pied.
À partir de là, le château de cartes s'est écroulé. Landuyt s'est fait plaisir avec un doublé, Devolder a enfoncé le clou, et Terryn a fini de nous achever à 4-0. Un score de forfait, ou presque. C'est lourd, c'est dur, et surtout, c'est mérité sur l'ensemble de la prestation mentale. On a lâché prise. Comment tu veux espérer jouer un tour final avec une telle inconstance ?
Et si on était simplement à notre place ?
C'est la question qui fâche, mais je me la pose sincèrement. À force de voir ces hauts et ces bas (surtout des bas ces derniers temps), je me demande si on ne surestime pas ce groupe. Être ambitieux, c'est génial sur le papier, ça fait plaisir aux supporters, ça anime les discussions au café. Mais pour être ambitieux, il faut en avoir les capacités réelles. Pas juste les capacités techniques, mais aussi mentales.
Est-ce que tout l'entourage, toutes les personnes qui encadrent cette équipe, sont vraiment au niveau ? Est-ce que tout le monde tire dans le même sens avec la même exigence ? Je n'ai pas la science infuse, mais quand je vois ce 4-0, je me dis que la RJH est peut-être tout simplement là où elle doit être : dans le ventre mou, loin des rêves de grandeur. C'est triste à dire, mais c'est mon ressenti de bénévole passionné qui voit les années défiler.
Regarder devant, mais avec lucidité
Alors voilà, le tour final, on peut quasiment faire une croix dessus. C'est une grosse déception, surtout pour un club comme le nôtre qui a une histoire et des supporters qui ne demandent qu'à vibrer. Je vais continuer à donner de mon temps, à aller voir les matchs, à faire mes photos et mes petites images pour illustrer tout ça, mais le cœur n'y est plus tout à fait de la même manière pour cette fin de saison.
Je vais peut-être me concentrer un peu plus sur mes randos ces prochains week-ends, ça me videra la tête. Rien de tel qu'une bonne marche dans nos sentiers pour oublier la frustration d'un dimanche après-midi raté à Moorslede. Ça permet de relativiser, de se dire que le foot local, c'est beau, mais que ça ne doit pas nous bouffer la santé.
Et toi, t'en penses quoi ? Tu crois qu'on a encore une chance de se reprendre ou tu penses comme moi que la saison est pliée ? Est-ce que tu trouves aussi que les discours des joueurs manquent de sincérité ? Viens m'en parler en commentaire, j'ai hâte de lire ton avis, même si tu n'es pas d'accord avec moi !
par anicet51 | 11 Mar, 2026
Salut à toi, l’ami !
Content de te retrouver sur les carnets. Aujourd’hui, j’ai envie de te bousculer un peu les neurones. J’ai mis la main sur une réflexion assez poussée sur le football moderne, et franchement, ça m’a fait cogiter sur ce qu’on voit tous les week-ends au bord des terrains. Tu vas voir, on est loin du simple « pousse le ballon et cours », on parle de science, de psychologie et même de tabourets… Allez, sers-toi un café, on en discute !
Le nageur sur son tabouret : on s’entraîne à sec ?
Tu visualises le truc sur l’image au-dessus ? Un gars allongé sur un tabouret au milieu de son salon qui répète les mouvements de la brasse. Il est techniquement parfait, ses mouvements sont fluides, il a l’air d’un pro. Mais dès qu’on le jette dans le bassin, plouf, il coule comme une pierre. C’est l’analogie que Michel Brahmi utilise pour critiquer la vieille école de formation. On sépare tout : le physique d’un côté, la technique de l’autre, et la tactique le jeudi soir. Mais le foot, ce n’est pas des silos séparés. Si un gamin sait faire 500 jongles mais qu’il ne sait pas quand passer le ballon parce qu’il a la pression d’un défenseur, à quoi ça sert ? Cette vision « découpée » du foot est dépassée, et si on ne change pas notre façon de voir les choses, on va finir par prendre un sacré retard.
Le mythe du « bus » garé devant les cages
On a tous déjà entendu ça : « Ils ont garé le bus, impossible de marquer ». On pense souvent qu’une tactique ultra-défensive est une assurance vie contre la défaite. Eh bien, la science vient de mettre un petit tacle à ce dogme. Une étude énorme sur 22 000 matchs pro montre que si le schéma tactique change la gueule du match et la possession, ça n’influence presque pas le score final. En fait, sur 18 combinaisons tactiques, seules 3 donnent un vrai avantage mathématique. Le reste ? C’est le chaos humain : un carton rouge, un moment d’énervement, une inspiration individuelle. L’ordre tactique, c’est beau sur le tableau noir, mais face aux émotions des joueurs, ça pèse parfois bien peu.
Courir, oui, mais avec la tête !
Tu connais José Mourinho ? Le gars n’est pas réputé pour être le plus tendre, mais son approche est fascinante. Pour lui, s’entraîner à courir sur une plage ou dans les bois, c’est archaïque. Pourquoi ? Parce que ça déconnecte tes muscles de ton cerveau de footballeur. Il dit qu’un sprint d’Usain Bolt sur un terrain de foot serait « lent » s’il est fait au mauvais moment. Chaque muscle doit être au service d’une intention de jeu. C’est ce qu’on appelle le Principe de Spécificité : on n’entraîne pas un athlète qui joue au foot, on entraîne un footballeur. La tactique, c’est l’essence même du sport, c’est elle qui doit commander les jambes, et pas l’inverse.
L’endurance mentale : le nouveau Graal
Stéphane Gilli, le coach du Paris FC, dit un truc super intéressant : au haut niveau, ce n’est plus la capacité pulmonaire qui fait la différence, c’est l’endurance mentale. C’est ta capacité à traiter les infos sous pression pendant 95 minutes sans craquer. On l’a tous vu à la RJH Comines : une équipe qui domine tout le match et qui prend un but idiot à la 93ème parce qu’un défenseur a relâché sa concentration une seconde. C’est là que ça se joue. Pour Gilli, il y a trois piliers:
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La concentration : rester en alerte maximale même quand le ballon est à l’opposé.
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La gestion du stress : garder la tête froide malgré la tension du match.
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La répétition de l’intensité : être capable de prendre la bonne décision encore et encore, sans fatigue psychologique.
Le gardien, ce premier attaquant
Fini l’époque où le gardien était juste là pour arrêter les ballons sur sa ligne. Aujourd’hui, c’est « l’homme en plus ». C’est lui qui crée le premier décalage, qui force l’adversaire à sortir de sa zone pour venir le presser. Prends un gars comme Obed Nkambadio : on ne le choisit pas juste pour ses réflexes, mais pour sa lecture du jeu. Il attire l’adversaire, il coordonne la profondeur, et paf, une passe précise et tout le bloc d’en face est déstructuré. C’est le premier architecte de l’attaque.
Le foot, c’est comme un Rubik’s Cube
Pour finir, j’ai adoré l’image du Rubik’s Cube. Le foot est un système complexe où tout est lié. Si tu changes un petit truc d’un côté, comme remplacer un joueur ou donner une nouvelle consigne, ça change toute la configuration de l’ensemble, comme quand tu tournes une face de ton cube. On ne peut plus dire « le mardi, on fait du physique ». On doit travailler la globalité. Comme le dit Manuel Sergio : « Celui qui ne connaît que le football ne comprendra jamais le football ». C’est une question de relations entre les joueurs, de tissu complexe.
Alors, qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce qu’on n’est pas parfois trop rigides dans nos clubs amateurs ? Est-ce qu’on ne devrait pas, nous aussi à la RJH, essayer de voir le jeu de manière plus globale au lieu de râler parce qu’un joueur n’a pas fait ses tours de terrain assez vite ? N’hésite pas à me laisser un petit commentaire pour me dire si cette vision « intelligente » du foot te parle ou si tu trouves ça un peu trop intello pour nos séries provinciales. À bientôt au bord du terrain !
Allez, salut !
par anicet51 | 9 Mar, 2026
Salut l'ami ! Tu as passé un bon week-end ? De mon côté, tu commences à me connaître à travers « Les carnets d’Anicet51 » : entre mes petites séances de création d'images générées par IA sur mon ordi et mes lectures bien au chaud, je me suis forcément retrouvé au bord du terrain pour suivre notre chère RJH Comines. Et franchement, j'ai cru que mon cœur de jeune retraité n'allait pas tenir le choc de cette après-midi. Honnêtement, j'ai failli perdre ma casquette de bénévole plusieurs fois !
On a gagné, c'est vrai, et c'est ce qu'il faut retenir sur le papier. Mais, entre toi et moi, on a encore eu cette fâcheuse tendance à se mettre exactement au niveau de l'adversaire au lieu de faire le job proprement. Prends un bon café ou sers-toi une bière, installe-toi confortablement. Je te raconte comment on a réussi à se faire peur tout seuls dans un match qu'on aurait dû plier tranquillement.
Un début de match qui part dans tous les sens
Je ne sais pas si tu as déjà vécu ce genre de situation. Tu arrives au stade, tu as à peine le temps de saluer les copains, de prendre des nouvelles des uns et des autres, et paf, le match s'emballe. Dès la 3e minute de jeu, on ouvre le score ! La journée commençait super bien pour la RJH. Sur le bord du terrain, tu te dis : « Chouette, on est bien, on va vivre un dimanche après-midi tranquille ».
Eh bien, pas du tout ! À peine soixante petites secondes plus tard, à la 4e minute, l'adversaire remet les compteurs à zéro. Une égalisation express qui te coupe direct la chique. C'est typiquement le genre de truc qui t'agace quand tu supportes ton équipe.
Le pire dans cette histoire, c'est qu'on a même réussi à être menés peu avant la demi-heure de jeu. Tu le crois, toi ? On a dominé les échanges, on tenait bien le ballon, et on se retrouve bizarrement à courir derrière le score. Heureusement que Coudron était momentanément réveillé dimanche et qu'un joueur adverse a eu la mauvaise idée (pour eux) de marquer contre son camp. On a réussi à rentrer aux vestiaires avec un 3-2 en notre faveur. Mais pour être tout à fait franc, pendant la pause, on se regardait tous en secouant la tête. On sentait que rien n'était maîtrisé.
Le festival des occasions manquées
S'il y a bien un truc qui m'a frappé ce week-end, et je vais être sans langue de bois avec toi, c'est notre manque d'efficacité devant. Nos attaquants n'étaient vraiment, mais alors vraiment pas dans un grand jour. En fait, si je dois résumer, on a gagné le match sur tous les tableaux : au score final, oui, mais aussi au nombre de ratés phénoménaux.
On a eu un nombre incalculable d'opportunités pour tuer le match. Les gars mettaient le ballon à côté, au-dessus, ou butaient sur le gardien quand ça semblait plus facile de la mettre au fond. Dans le public, c'était un festival de mains sur la tête et de gros soupirs. J'en parlais justement avec Jason Robaeys après le coup de sifflet final. Le gars était aussi lucide que moi sur la prestation de l'équipe. Voilà ce qu'il me disait :
« Nous avons directement ouvert le score, ce qui nous a mis davantage en confiance. Et puis nous en avons pris deux dans la foulée. Fort heureusement nous avons su réagir, mais nous nous sommes fait peur, alors qu'il n'y avait aucune raison, puisque nous nous sommes procuré je ne sais combien de ballons pour tuer le match. L'essentiel reste la victoire et les trois points. »
C'est exactement ça. On s'est mis une pression complètement inutile sur les épaules. Quand tu ne marques pas, tu laisses l'autre équipe espérer. Et en foot, l'espoir, ça donne souvent des ailes à l'adversaire.
L'arbitre au niveau, contrairement à notre ligne d'attaque
Je fais une petite pause dans mon récit purement footballistique pour te parler deux minutes de l'arbitrage. Tu le sais, dans nos séries provinciales, on a souvent tendance à râler sur l'homme au sifflet. C'est presque un sport régional ! Mais là, il faut être honnête : je l'ai trouvé bon.
Au vu du niveau de jeu proposé sur le terrain, parfois un peu brouillon, et de la folie ambiante avec toutes ces occasions et ces buts, il a su garder son sang-froid. Il a pris les bonnes décisions sans chercher à se mettre en avant. C'est important de le souligner. Il faut savoir dire quand ça va bien, et pas seulement ouvrir la bouche quand on n'est pas d'accord. En tant que bénévole, c'est ma philosophie : le respect de l'arbitre, c'est la base, surtout quand il fait du bon boulot sur un match aussi décousu.
Une fin de match à faire transpirer (et un coach soulagé)
Mais revenons au terrain. De retour des vestiaires, Coudron a encore fait mouche. Hop, un but de plus pour la RJH Comines. On pensait enfin pouvoir souffler un peu et regarder la fin du match sereinement. Tu parles ! L'adversaire n'a absolument rien lâché et a continué à pousser pour recoller. Le score est monté à 4-3, puis carrément à 5-4 dans les arrêts de jeu, pour coller à la vraie physionomie de cette fin de rencontre complètement folle.
Tu imagines la tension ? On regardait nos montres toutes les dix secondes en priant pour entendre le sifflet final. Notre coach, Mathieu Dejonckheere, n'y est d'ailleurs pas allé par quatre chemins au moment de débriefer avec nous :
« Nous nous sommes inutilement compliqué la tâche. Nous aurions dû mettre au moins dix buts tant notre domination était nette. Au lieu de cela, des errements nous ont mis la pression jusqu'au bout. Les trois points étaient essentiels et nous permettent de garder la cinquième place bien en vue. Il nous reste encore six finales à remporter pour remplir le contrat fixé en début de saison. »
Bon, tu me connais, je suis un mec simple, je n'aime pas trop les grands mots ou le vocabulaire de guerre. Mathieu parle de « finales », moi je dirais simplement que ce sont six matchs super importants où il va falloir rester très concentrés. Mais je comprends tout à fait l'idée du coach : on n'a plus droit à l'erreur si on veut accrocher le bon wagon. Avec cette victoire, on revient à trois petites unités du top 5. Tout reste possible pour la RJH !
La vraie bonne nouvelle du jour : la jeunesse montre le chemin !
Pour finir sur une note vraiment positive – et c'est ce qui me donne envie de continuer à m'investir au quotidien pour ce club –, il y a eu une immense satisfaction ce week-end, bien au-delà des trois points.
Mathieu Dejonckheere a décidé d'intégrer un jeune joueur, Nolann Capitanio, dans le groupe P2. Ce gamin ne fêtera ses 18 ans qu'en novembre prochain ! C'est une récompense magnifique pour lui, bien sûr, mais c'est surtout un signal fort envoyé à toute notre section de jeunes.
Quand tu es un gamin du club, que tu viens t'entraîner la semaine, et que tu vois un jeune de 17 ans faire sa place en équipe première, ça te donne envie de bosser. C'est à ça que sert le foot local : former, accompagner et faire confiance aux jeunes de chez nous. Franchement, voir Nolann sur le terrain, ça m'a mis du baume au cœur après tout ce stress accumulé pendant 90 minutes.
Et maintenant, on respire !
Voilà, tu sais tout de mon dimanche sportif. Une victoire 5-4, des points précieux dans la poche, mais un sacré besoin de souffler pour mon petit cœur. Je crois que demain, je vais me faire une bonne randonnée au calme sur les petits sentiers de Capelle, juste pour entendre les oiseaux au lieu des cris du bord de touche.
Et toi, dis-moi un peu : que penses-tu de cette fâcheuse manie qu'ont nos joueurs de se compliquer la vie quand tout semble facile sur le papier ? As-tu déjà assisté à un match avec autant de ratés dans la même après-midi ? Laisse-moi ton avis en commentaire, j'ai hâte de lire tes impressions et d'en discuter avec toi !
À très vite sur le bord des terrains ou sur le blog !
par anicet51 | 2 Mar, 2026
Tu connais ces jours où tout semble aligné ? La météo au top, le synthétique parfait, les gars motivés, et cette ambiance détendue qu’on sent dès qu’on arrive au stade. Franchement, dimanche à Zonnebeke, tout était en place pour une belle après‑midi de foot. Et pourtant… le foot reste ce qu’il est : imprévisible, souvent cruel, mais toujours passionnant.
Je t’emmène dans ma tête pendant ce match-là — entre espoir, frustration et cette impression de « mince, on ne méritait pas ça ».
Une rivalité saine, ça existe encore
Tu vois, Zonnebeke et Comines, c’est une affiche que j’aime bien. Pas de haine, pas de provoc’ inutile. Oui, ça chambre un peu, normal, c’est le jeu. Mais à la fin, tout le monde se serre la main. Et ça, à notre niveau provincial, c’est précieux.
Ce qui est chouette, c’est cette atmosphère presque « foot d’avant », avec des visages connus dans les tribunes, des anciens qui viennent dire bonjour, et des bénévoles qui bossent dans la bonne ambiance. C’est ça, le vrai foot local : du respect et du partage, même quand la compétition chauffe un peu.
Une entame sérieuse, une équipe appliquée
Mathieu Dejonckheere l’a bien résumé après le match : « Je n’ai rien à reprocher à mon onze de base. Les gars ont écouté, appliqué, tout fait pour ramener au moins une unité. » Et franchement, c’est exactement ce que j’ai ressenti depuis la tribune.
Les Cominois ont bien démarré. Dominants, sérieux, concentrés. La balle circulait, les intentions étaient bonnes. Seul bémol : ce petit manque de réussite dans le dernier geste. Tu sais cette impression que tout va bien, mais qu’il manque le petit quelque chose pour faire basculer le match ?
Alex Charlet n’a quasiment rien eu à faire en première mi‑temps, si ce n’est quelques ballons anodins. Zonnebeke poussait un peu, mais sans réel danger. À la pause, on se dit : ça va passer, les gars vont finir par marquer.
Le but de Kilian, le cri qu’on attendait
Et puis cette frappe de 25 mètres de Kilian Van Zeveren… quelle praline ! Je te jure, le temps s’est arrêté une seconde. La balle a flotté, puis s’est logée dans les filets. 0-1, mérité, propre, dans le timing parfait.
À ce moment-là, tout le monde y croyait. L’équipe gérait bien son avance, le bloc était solide, et on voyait encore de belles phases côté Cominois. Mais tu connais la suite…
Trop longtemps ce match ?
Le foot, c’est cruel. Et dimanche, il l’a encore prouvé. Quand Tom Hillewaere égalise en toute fin de match, il était à la limite du hors‑jeu, tu sens le scénario s’inverser. Dans les tribunes, on s’est tous regardé avec la même tête : « Pas maintenant, pas comme ça… ».
Et puis vient la 92e minute. Tom Hillewaere encore lui, qui rate son centre… et le ballon finit au fond en lobant Alex Charlet. À ce moment-là, tu pourrais presque entendre le silence sur le banc et dans la tribune visiteuse.
Frustrant. Vraiment frustrant. Parce que, sur l’ensemble du match, Comines méritait au moins un point. Peut-être pas la victoire, mais pas ça.
Dans la tribune, entre discussions et questions
Ce genre de défaite, c’est toujours plus facile à commenter depuis la tribune. On refait le match, on analyse les choix du coach, on critique une passe ratée ou un mauvais marquage. Mais quand t’entends Alex Charlet vociférer ses consignes sans être entendu, tu te dis qu’il y a des choses à travailler dans la communication.
Et je ne parle même pas des petits détails — un placement un peu trop haut, un pressing mal coordonné. Ces trucs qui, à ce niveau, font toute la différence. Ce sont des détails, mais ce sont eux qui coûtent parfois les points.
Étonné par le peu de public
Autre chose qui m’a surpris : franchement, je m’attendais à plus de monde. Zonnebeke joue pourtant le haut du tableau en P2, mais les tribunes étaient bien clairsemées. Peut‑être la météo trop douce, peut‑être la concurrence d’autres événements, qui sait ?
C’est dommage, parce que le niveau proposé valait mieux que ça. Et puis ça me rappelle qu’à Comines aussi, nos supporters fidèles méritent d’être plus nombreux. Le foot local vit grâce à eux — sans public, pas d’émotion partagée.
Un groupe soudé malgré tout
Après le match, pas de cris, pas de reproches. La tête basse, oui, mais une vraie cohésion. Les gars savent qu’ils ont tout donné, et ça se sent. Il y a une base, il y a des automatismes, et surtout — il y a un collectif.
Mathieu l’a dit : « Il faudra digérer cette déception et remettre en marche. » Et c’est là tout le défi : rebondir, garder la tête froide, et reprendre confiance dès la semaine prochaine.
Prochain rendez-vous : Emelgem-Kachtem à Comines
Dimanche prochain (8 mars, 15h), la RJH reçoit Emelgem‑Kachtem. Et crois‑moi, ce match-là, il sent déjà la revanche dans l’air. Retrouver le stade, les supporters, et effacer cette frustration, ce serait la plus belle réponse.
Alors toi qui lis ces lignes, tu viens dimanche ? Parce qu’à Comines, on va avoir besoin de tout le monde derrière les Rouge.
On en reparlera ici, bien sûr, avec peut‑être quelques belles images à partager — et, espérons-le, un tout autre visage du score final.