Chronique d’un homme qui voulait simplement consulter son agenda.

Il fut un temps où, pour connaître son programme de la journée, il suffisait d’ouvrir un agenda. Un vrai. Avec des pages, des dates et parfois une petite tache de café.

Aujourd’hui, j’ai un ordinateur, un smartphone, un calendrier connecté, des rappels synchronisés et une intelligence artificielle censée m’aider à organiser tout ce petit monde.

Sur le papier, c’est formidable.

Dans la pratique, j’ai récemment découvert qu’il fallait commencer par organiser les outils qui allaient m’aider à mieux m’organiser.

J’ai donc installé Obsidian. Une application prometteuse, capable de centraliser mes notes, mes rendez-vous, mes tâches et probablement, à terme, mes pensées les plus profondes.

Pour consulter mon programme, il m’a fallu créer un coffre, installer des extensions, autoriser des connexions, configurer un projet Google et résoudre quelques messages d’erreur.

J’ai même retrouvé un rappel en retard que l’application Apple elle-même semblait avoir oublié. Un rappel fantôme ! À croire que mes logiciels entretiennent une vie sociale dont je suis exclu.

Puis est arrivée l’intelligence artificielle, avec cette promesse magnifique : elle allait désormais travailler directement dans mes notes.

Évidemment, il a d’abord fallu lui expliquer qu’elle ne devait rien toucher sans ma permission.

Résultat : après plusieurs heures de configuration, je peux enfin consulter mon agenda et mes rappels sur le même écran.

Exactement comme je le souhaitais.

Il ne me reste plus qu’à trouver le temps de faire ce qui figure dans mon programme.

Mais je ne désespère pas. Avec un peu de chance, une prochaine mise à jour me permettra même d’organiser le temps que je passe à organiser mon temps.

Anicet51 — Les Carnets d’Anicet


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