REPORTAGE PHOTO | BAS-WARNETON | 1er NOVEMBRE 2026
Des vestiaires à la buvette, des premiers cafés aux dernières minutes de la rencontre, j’ai voulu raconter un dimanche de championnat à la RJH Comines autrement. Pas uniquement le match, mais tout ce qui se passe avant, derrière les portes et loin des regards. Une expérience qui avait plutôt bien commencé… avant que le football ne se charge de modifier le scénario.
1. Le calme avant le football
Un dimanche de championnat ne commence pas au coup d’envoi. Bien avant l’arrivée des joueurs sur la pelouse, le stade de Bas-Warneton s’éveille tranquillement.
Le terrain synthétique attend ses occupants, les installations prennent vie et, dans les vestiaires, les maillots rouges sont déjà soigneusement préparés. Tout est en place, ou presque.
C’est une partie du football que l’on remarque rarement. Pourtant, avant chaque rencontre, il y a ces gestes répétés, ces préparatifs et ces petites attentions qui permettent à une équipe de simplement entrer sur le terrain.
Pour ce premier reportage photographique, j’avais décidé de m’y intéresser. Après tout, photographier un ballon, tout le monde sait faire. Raconter ce qui se passe avant qu’il roule, c’est déjà une autre histoire.


2. À la buvette, le championnat a déjà commencé
Pendant que le terrain attend son heure, la buvette, elle, n’a pas besoin d’arbitre pour donner le coup d’envoi.
Les cafés circulent, les conversations s’engagent, les habitués se retrouvent et les joueurs croisent les premiers supporters. Certains discutent tranquillement, d’autres observent ce qui se passe, tandis que derrière le comptoir, il faut déjà assurer le service.
C’est tout un petit monde qui se rencontre dans quelques mètres carrés.
On y parle évidemment football, mais pas seulement. La buvette reste ce lieu particulier où se croisent les générations, les joueurs, les bénévoles, les dirigeants et les supporters.
Et à bien y regarder, c’est peut-être là que commence véritablement un dimanche de football provincial.




3. Dans les coulisses, chacun a son rôle
À l’approche de la rencontre, l’activité change progressivement de rythme.
Sur le terrain, les coupelles d’entraînement sont mises en place. Le staff prépare l’échauffement et s’occupe des derniers détails.
Dans les vestiaires et les locaux annexes, une autre préparation se déroule. Les joueurs s’équipent, les soins se poursuivent, les bandages s’ajustent.
Ces moments n’ont rien de spectaculaire, mais ils racontent une réalité du football que les spectateurs ne connaissent pas toujours.
Derrière une équipe qui entre sur le terrain, il y a aussi les personnes qui préparent, accompagnent, soignent et veillent aux détails.
Des personnes dont on parle beaucoup moins que des buteurs, et qui méritent pourtant leur place dans ce reportage.




4. Les dernières minutes avant le coup d’envoi
Les joueurs ont désormais rejoint le terrain. Les exercices s’enchaînent, les ballons circulent et les dernières discussions avec le staff ponctuent la préparation.
L’ambiance reste celle d’un dimanche de championnat, entre concentration et habitudes bien installées.
Dans quelques minutes, il ne sera plus question de préparatifs. Il faudra jouer, défendre, créer des occasions et, surtout, essayer de retrouver le chemin de la victoire.
Car du côté de la RJH, les dernières semaines ont été compliquées. La réception de Meulebeke représente une nouvelle occasion de redresser la situation.
Dans les tribunes et le long du terrain, chacun espère évidemment que ce sera enfin le bon dimanche.


5. Pendant 90 minutes, le ballon reprend toute la place
Lorsque l’arbitre donne le coup d’envoi, les coulisses passent au second plan.
Sur la pelouse, les joueurs disputent leur rencontre. Sur le banc, le staff suit les événements. Autour du terrain, chacun observe, commente et réagit à sa manière.
C’est aussi ce qui fait le charme du football provincial : un match ne se vit pas uniquement sur le terrain.
Il y a les regards, les gestes, les discussions et parfois ces réactions que seuls les spectateurs présents peuvent vraiment comprendre.
Mais au fil de l’après-midi, la RJH ne parvient pas à obtenir le résultat tant espéré.
Meulebeke s’impose finalement 1-2 à Bas-Warneton.
Et voilà une nouvelle rencontre qui vient s’ajouter à une série devenue particulièrement pénible.




6. Quand le résultat s’invite dans les conversations
Un point sur dix-huit.
Il n’en faut pas beaucoup plus pour comprendre le poids qui accompagne désormais chaque rencontre.
Quand les résultats ne suivent plus, les contrariétés prennent une autre dimension. Un détail qui aurait fait sourire quelques semaines plus tôt peut soudain provoquer une réaction disproportionnée.
L’ambiance s’alourdit, les sourires se font plus rares et la déception dépasse parfois largement le cadre du match.
Ce dimanche n’a pas échappé à la règle.
J’avais pourtant prévu de poursuivre mon reportage après la rencontre, de retrouver les discussions et les habitudes de cette fameuse troisième mi-temps qui fait aussi partie du football provincial.
Mais les circonstances en ont décidé autrement.
J’ai préféré ranger mon appareil photo et m’éclipser discrètement.
Il y a des moments où l’on comprend qu’il vaut mieux laisser les gens tranquilles.
7. Un reportage inachevé ? Pas vraiment…
Au départ, j’avais imaginé raconter une journée complète, des premiers préparatifs aux dernières conversations de buvette.
Finalement, mon reportage s’est arrêté un peu plus tôt que prévu.
Mais en regardant les photographies, je me suis rendu compte qu’elles racontaient déjà beaucoup de choses.
Un stade qui s’éveille, des maillots soigneusement disposés, des cafés partagés, des bénévoles à l’ouvrage, un staff occupé, des joueurs qui se préparent et tout ce petit monde réuni autour d’une même passion.
Le résultat sportif aura malheureusement laissé un goût amer à cet après-midi.
Mais un club de football ne se résume pas à son classement, à ses buts marqués ou à ses points perdus.
Il existe aussi à travers toutes ces personnes qui continuent à le faire vivre, dimanche après dimanche.
C’est cette autre facette de la RJH que j’avais envie de photographier.
Et même si la fin du scénario n’était pas celle que j’espérais, je crois que ces images méritaient tout de même d’être partagées.
Anicet.
« J’avais prévu de photographier toute la journée. Finalement, j’ai aussi appris qu’il fallait parfois savoir ranger son appareil. »
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