Pourquoi je me tape 8,5 km à pied tous les jours !

Pourquoi je me tape 8,5 km à pied tous les jours !

Salut à toi ! J’espère que tu as la forme. Aujourd’hui, on laisse le ballon rond au vestiaire et on oublie un peu l’agitation du club. J’ai envie de te parler d’un truc plus intime, une routine qui est devenue mon carburant de retraité : la marche. Si tu me suis un peu, tu sais que je ne suis pas du genre à rester scotché dans mon canapé à regarder les mouches voler. Tous les jours, sans exception, j’enfile mes pompes et je pars pour une boucle de 8,5 kilomètres. Allez, viens, je t'emmène faire un tour dans ma tête et sur les sentiers.

La météo ? Une simple excuse pour les autres

Tu vas me dire : « Mais Anicet, même quand il drache ? ». Eh bien oui, même quand il tombe des cordes ou que le vent de chez nous essaie de me faire reculer. Je t'assure que c'est une question d'habitude. Au début, tu regardes par la fenêtre, tu vois le ciel gris et tu te dis que demain, ce sera mieux. Grosse erreur !

Si tu attends le soleil parfait pour sortir, tu ne sortiras jamais. Pour moi, c’est devenu un rituel non négociable. Qu’il fasse 2°C ou 25°C, je suis dehors. Une bonne veste, des chaussures étanches, et c’est parti. Et tu sais quoi ? Il y a une petite satisfaction presque jouissive à rentrer chez soi après avoir bravé les éléments alors que tout le monde est resté calfeutré. C'est là qu'on se sent vraiment vivant, non ?

8,5 km : la distance magique pour débrancher

Pourquoi cette distance précise ? Ce n'est pas un chiffre sorti du chapeau d'un nutritionniste à la télé. C'est simplement le parcours qui me permet de vraiment « décrocher ». Les deux premiers kilomètres, je pense encore à mes mails, mes messages, aux photos que je dois trier ou à l'article que je viens de lire. C'est le bruit de fond de la vie quotidienne.

Puis, vers le quatrième kilomètre, le silence s'installe. Mon rythme cardiaque se stabilise, ma respiration se cale sur mes pas, et c'est là que le miracle opère. Les problèmes qui me semblaient insurmontables le matin même commencent à se dégonfler tout seuls. La marche, c'est mon aspirateur à soucis. Je ne cherche pas la performance, je ne regarde pas mon chrono pour battre un record. Je marche, c'est tout. Et toi, tu as un truc pour vider ton sac sans parler à personne ?

Le corps qui dit merci (même à la retraite)

On ne va pas se mentir, avec l'âge, la machine a parfois besoin d'un peu d'huile. Depuis que j'ai instauré cette sortie quotidienne, je sens une différence énorme. Mes jambes sont plus solides, mon souffle est plus court quand je grimpe une petite butte, et surtout, je dors comme un bébé.

Le plus surprenant, c'est l'énergie. On pense souvent que marcher 8 bornes va nous épuiser pour le reste de la journée. C'est tout l'inverse ! Ça me donne un coup de fouet pour tout ce que je fais après : traiter mes images, bouquiner ou m'occuper de mon planning de publications RJH. C'est un cercle vertueux. Plus tu bouges, plus tu as envie de bouger. Et honnêtement, ça permet aussi de s'autoriser un petit plaisir à table sans culpabiliser, ce qui n'est pas négligeable !

Un œil neuf sur ce qui nous entoure

Quand tu marches tous les jours sur le même trajet, tu finis par voir des détails que personne ne remarque. Je prends souvent des photos pendant mes sorties. La lumière qui change selon les saisons, la progression des cultures dans les champs, ce petit oiseau qui a ses habitudes sur le même poteau...

C’est une forme de méditation, en fait. On vit dans un monde qui va à 200 à l'heure, où tout est instantané. La marche, c'est l'éloge de la lenteur. Ça me permet de rester curieux, d'observer la nature de près et de ne pas laisser mon cerveau s'encroûter. Je lis beaucoup d'articles sur la santé et la psychologie, et ils disent tous la même chose : le contact avec l'extérieur est vital pour garder le moral. Je te confirme que ce n'est pas du baratin de magazine spécialisé.

Et si tu t'y mettais, toi aussi ?

Je ne te dis pas de faire 8,5 km dès demain matin. Mais commence par le tour du pâté de maisons. Puis deux. Tu verras, le plus dur, ce n'est pas la marche en elle-même, c'est de lacer ses chaussures et de franchir le pas de la porte. Une fois que tu es dehors, le plus gros du travail est fait.

Pour moi, c'est devenu une drogue douce. Une journée sans ma sortie, c'est une journée où il manque quelque chose, comme si j'avais oublié de prendre mon café. Ça m'apporte un équilibre mental que je n'aurais jamais cru trouver simplement en mettant un pied devant l'autre.


Alors, dis-moi, c'est quoi ton rapport à la marche ? Tu es plutôt du genre randonneur du dimanche ou tu as aussi ta petite routine quotidienne pour garder la forme et le moral ? N'hésite pas à me raconter tes parcours préférés ou tes astuces pour rester motivé quand la météo fait grise mine, ça m'intéresse de te lire en commentaire !

Avril, le mois où tout peut basculer… même un contrat déjà signé

Avril, le mois où tout peut basculer… même un contrat déjà signé

C'est avril. Le printemps est là, les terrains commencent à sécher, et dans les vestiaires, il se passe un truc que peu de gens voient de l'extérieur : les joueurs bougent. Pas encore sur le terrain. Dans leur tête. Et parfois, sur un site internet, en quelques clics.

Bienvenue dans le mois le plus stressant de l'année pour les clubs de foot provincial.

Un clic, et t'es libre

Tu savais ça, toi ? En avril, un joueur avec un contrat à primes peut officiellement demander sa liberté via la procédure en ligne. Et ça, même s'il a déjà signé sa prolongation pour la saison prochaine. Même s'il a donné sa parole en décembre. Même s'il a bu le café avec le coach la semaine dernière en disant que tout allait bien.

Un formulaire en ligne, une désaffiliation, et le voilà libre comme l'air.

C'est prévu par le décret sur le statut du sportif amateur. C'est légal. Et c'est une réalité que beaucoup de clubs découvrent à leurs dépens chaque année.

Je te vois déjà lever les sourcils. "Mais s'il a signé, c'est signé non ?" En théorie, oui. En pratique, le décret de 1996 sur le sportif amateur est au-dessus de ce qu'on écrit dans un contrat de club provincial. Et il dit clairement : le joueur peut demander sa liberté en avril pour la saison suivante, sans devoir payer d'indemnité.


Le Far West des transferts provinciaux

Ce qui rend la chose encore plus compliquée, c'est que tout ça se passe souvent en silence. Un joueur disparaît des entraînements. Le coach essaie de le joindre. Pas de réponse. Et quelques jours plus tard, il apprend que le gars s'est désaffilié en ligne et signe ailleurs.

Pas de discussion. Pas d'explication. Un clic.

C'est humainement discutable, évidemment. Mais c'est la réalité du foot amateur aujourd'hui. Et franchement, si on veut être honnête, les clubs ne sont pas toujours irréprochables non plus. Certains approchent des joueurs déjà prolongés dans d'autres équipes, leur font miroiter un meilleur projet ou une prime un peu plus grosse, et hop, la machine est lancée.

Il y a des règles morales dans le foot provincial — genre "on n'approche pas un joueur qui a déjà signé ailleurs". Mais dans les faits ? C'est du vent. En avril, c'est chacun pour soi.

Les clauses de dédommagement : une fausse sécurité ?

Beaucoup de clubs ont essayé de se protéger en ajoutant une clause dans les contrats. Du style : "Si tu pars avant la fin de ton engagement, tu nous dois 500 euros." Ou 750. Ou parfois plus.

L'idée, c'est de décourager les départs. Et ça peut marcher psychologiquement. Mais légalement ? C'est fragile.

Parce que si le joueur passe par la procédure officielle de demande de liberté en avril — celle prévue par le décret — cette clause ne tient généralement pas. Le décret prime sur le contrat. Et un joueur bien informé le sait.

La seule situation où une indemnité peut vraiment tenir, c'est si le joueur rompt son contrat en cours de saison. Exemple : il est transféré en hiver et repart déjà en mars, avant la fin de la saison en cours. Là, oui, une clause de dédommagement peut avoir du poids. Mais si la rupture concerne un contrat pour la saison suivante, demandée en bonne et due forme en avril, la clause s'envole avec les illusions du coach.


Et les clubs qui insistent quand même ?

C'est là que ça devient intéressant. Le décret sur les amateurs prévoit des sanctions pour les clubs qui imposent des clauses contraires à la loi. Des amendes. Et en théorie, même des peines de prison.

Dans les faits ? Personne ne semble avoir vraiment écopé de ces sanctions jusqu'ici. Mais le risque existe. Et un club qui pousserait trop fort sur une clause illégale pourrait se retrouver dans une position délicate.


Alors, c'est quoi la solution ?

Honnêtement ? Il n'y en a pas de parfaite. La loi protège le joueur, et c'est sans doute une bonne chose — le foot amateur ne devrait pas ressembler à un contrat de travail forcé.

Mais ça ne veut pas dire que tout est permis côté joueur non plus. La parole donnée, ça compte. La communication, ça compte. Dire clairement à son coach "j'ai une meilleure offre ailleurs, je vais partir", c'est pas grand-chose à faire. Et ça évite beaucoup de rancoeurs dans des vestiaires où tout le monde se connaît, où les chemins se recroisent chaque saison.

Pour les clubs, la vraie fidélisation, elle se joue pas sur le papier d'un contrat. Elle se joue sur le projet sportif, l'ambiance, le respect des joueurs. Un gars heureux dans son club, il cherche pas ailleurs. Même en avril.


En résumé

Avril, c'est le mois où les joueurs ont légalement le droit de faire leurs valises, même avec un contrat signé. Les clauses de dédommagement existent, mais elles sont souvent inopérantes face au décret sur le sportif amateur. Et derrière tout ça, il y a une réalité humaine : le foot provincial tourne sur des relations, des confiances, des paroles données.

La loi peut te libérer d'un contrat. Elle ne libère pas d'une réputation.

Et toi, t'as déjà vécu ça dans ton club ? Un joueur qui disparaît d'un coup en avril, ou une prolongation qui ne vaut finalement pas le papier sur lequel elle est signée ? Dis-moi en commentaire, j'ai envie d'en discuter.

Ce samedi-là, j’étais ailleurs…

Ce samedi-là, j’étais ailleurs…

Soyons honnêtes : j'étais pas au match. Et vu comment ça s'est terminé, je sais pas si j'aurais eu la sagesse de rentrer à la maison sans râler dans ma barbe.

Parce que le scénario, on commence à le connaître par cœur. Les gars font un bon match, ils tiennent tête aux leaders de la série, ils bossent. Et puis le foot décide de se marrer à leur place. Maes Leroy trouve le chemin des filets sur un face-à-face, Robaeys loupe le deuxième but d'un rien, les locaux égalisent sur leur première vraie occasion, et Verheule coupe un centre en fin de match pour planter le couteau dans la plaie. Frustrant ? Le mot est faible.

Mathieu Dejonckheere a dit ce qu'on pense tous : "Les gars sortent une grosse prestation, mais ils ne sont pas du tout récompensés." Et il a raison. Sauf que le souci, c'est qu'on entend cette phrase depuis quelques semaines maintenant. Et à force, elle commence à peser.

Le loto du dimanche

Moi, j'en suis arrivé à un truc un peu difficile à avaler : je vis cette saison comme un jeu de lotto.

Pas parce que je m'en fous, hein. Bien au contraire. Mais chaque week-end, j'ouvre les résultats en me demandant ce que j'ai tiré. Des fois c'est une bonne surprise, des fois c'est un billet perdant alors que t'avais presque tous les bons numéros. Et c'est ça la version la plus cruelle du loto : rater le jackpot à un numéro près.

T'as l'impression que tout est là pour gagner, mais la machine sort jamais le bon ticket.


Les week-ends qui se suivent mais ne se ressemblent pas

C'est ça qui me dérange, au fond. Pas la défaite en elle-même, le foot ça arrive. Mais l'impression que chaque week-end repart de zéro. Un coup ça cartonne, le suivant ça coince, le troisième c'est encore une belle perf qui se termine sans points.

J'aurais voulu être là pour voir de mes yeux si c'est la poisse ou autre chose. Mais même à distance, le ressenti est clair.

Cette équipe a du niveau. Elle le prouve à chaque fois qu'elle joue contre les gros de la série. Mais le foot, il récompense pas "le beau jeu" à chaque fois. Il récompense ceux qui mettent le ballon au fond, ceux qui tiennent jusqu'au bout, ceux qui transforment les bonnes perfs en points.

Il reste des matchs, mais pour voir quoi ? Et entendre quoi comme explications bidons !!!. 

Les footeux , c'est comme les écoliers, ils ont toujours une explication à tout ! Mais qui les croient ? 

Comment faire grandir le foot chez nous ?

Comment faire grandir le foot chez nous ?

Salut à toi ! Content de te retrouver pour discuter un peu du foot chez nous. Tu sais, je passe pas mal de mes week-ends à observer ce qui se passe à la RJH, et parfois, mon esprit de retraité pointilleux se met en marche tout seul. Entre ce que je vois sur la pelouse et ce qui se passe autour, je me suis fait quelques réflexions que j'avais envie de partager avec toi, bien tranquillement.

L'œil du passionné : au-delà du simple score

Tu le sais, j’aime bien décortiquer les matchs. J'ai même ma petite base de données sur mon ordi où je note les feuilles de match et quelques observations. Mais attention, je ne cherche pas à faire le savant ! Ce qui m'intéresse, c'est de comprendre pourquoi l'équipe tourne bien ou moins bien.

Parfois, on est éblouis par un CV ronflant, un joueur qui arrive de plus haut. Mais sur le terrain, le passé ne suffit pas. Ce que je regarde, c'est celui qui communique, celui qui replace ses collègues ou celui qui garde son calme quand le match s'emballe. C'est ça, la vraie "data" de provinciale : l'attitude. Un joueur qui rend les autres meilleurs, c'est souvent celui qu'on ne remarque pas au premier coup d'œil, mais qui est indispensable à l'équilibre du groupe.

Le standing, ça commence au bord du terrain

Mais tu sais, l'évolution d'un club, ce n'est pas qu'une question de tactique ou de recrues. C'est un tout. J'ai parfois l'impression qu'on veut franchir des paliers sportivement — et c'est génial ! — mais qu'on oublie que le "standing" d'un club se joue aussi dans les détails du quotidien au stade.

Quand je vois les petites règles de vie, comme l'interdiction de fumer dans l'enceinte ou d'emmener du verre en tribune, je me dis que c'est là aussi que commence le respect du club. Ce n'est pas pour faire la police, loin de là ! C'est juste que pour attirer des joueurs de qualité et montrer une image sérieuse du club, on doit tous faire un petit effort. C'est une question de mentalité : si on veut sortir du "bas de gamme", on doit être exigeants avec nous-mêmes, supporters comme bénévoles.

stade propre

Une ambition commune

Au fond, mes petites analyses et mes remarques sur la tenue du stade, ça part du même sentiment : l'envie de voir le club rayonner. Pour que le talent des joueurs s'exprime vraiment, il faut un cadre solide autour d'eux. Une équipe qui se professionnalise sur le terrain a besoin d'un environnement qui suit le mouvement, même à notre humble niveau amateur.

C'est ce mélange de rigueur et de convivialité qui fera notre force. On a la chance d'avoir un club dynamique, alors essayons de tirer tous ensemble vers le haut, que ce soit en soignant notre jeu ou en respectant notre belle "maison".

Et toi, qu'est-ce que t'en dis ?

Est-ce que tu penses aussi que l'image du club en dehors du terrain joue sur les performances des joueurs ? Ou est-ce que tu as tes propres astuces pour analyser un match sans te prendre la tête avec des stats ?

Viens m'en toucher deux mots en commentaire ou passons-en une couche dimanche prochain au bord du terrain, c'est toujours mieux en vrai !

1-4 à domicile : le score qui fait mal, les raisons qui font encore plus mal

1-4 à domicile : le score qui fait mal, les raisons qui font encore plus mal

Tu sais, y'a des défaites qu'on encaisse, on soupire, on passe à autre chose. Et puis y'a celles qui restent coincées là, quelque part entre la gorge et l'estomac. Dimanche, c'était clairement la deuxième catégorie. Le RJH Comines s'est incliné 1-4 à domicile face au KSK Geluwe. Un score lourd. Très lourd. Mais ce qui me pèse le plus, c'est pas vraiment les quatre buts encaissés. C'est le pourquoi du comment. Et là, on a des trucs à se dire.

1-4, mais le match était-il vraiment à sens unique ?

Commençons par être honnêtes entre nous. Non, le RJH n'a pas été roulé dans la farine du début à la fin. Mathieu Dejonckheere lui-même l'a dit clairement : "le score est vraiment sévère et ne reflète absolument pas la physionomie de la rencontre." Et je suis d'accord avec lui sur ce point.

Les Cominois ont eu la balle. Ils ont joué. Ils ont essayé de construire. C'est pas une équipe qui s'est effondrée d'entrée de jeu en se disant que c'était foutu. Non. Pendant une bonne partie du match, y'avait quelque chose à jouer.

Sauf que voilà. Le foot, c'est cruel. Geluwe ouvre la marque sur une demi-occasion. Une demi-occasion. Pas une action de grande classe, pas un but de gala. Juste un moment où les visiteurs ont été opportunistes et nous, on n'a pas su répondre au bon moment. C'est ça aussi le foot à ce niveau : faut être efficace, même quand c'est pas parfait.


Le tournant : deux cartons rouges qui changent tout

Là, on entre dans le dur. Parce que le retour des vestiaires, ça aurait pu être différent. Sauf que Parmentier inscrit un doublé pour Geluwe. Et dans la foulée, en l'espace de moins de vingt minutes, on se retrouve à neuf.

Neuf. Contre onze.

Robaeys exclu à la 51e. Lohez à la 68e. Et là, franchement, tu peux être la meilleure équipe du monde, jouer à neuf contre onze en provincial, c'est une montagne à grimper. Le reste, c'est presque de la mécanique. Théotim Maes-Leroy réduit bien la marque, il y a même un but refusé pour un hors-jeu que tout le monde juge imaginaire, mais l'histoire s'arrête là. 1-4 au coup de sifflet final.

Les exclusions, oui. Mais le vrai problème est ailleurs

Et c'est là que j'ai envie d'aller un peu plus loin. Parce que les deux cartons rouges, tout le monde en parle, et c'est normal. Mais moi, ce qui m'interpelle, c'est la question que personne ne pose vraiment : pourquoi ces exclusions ?

Des joueurs qui se font expulser pour des sautes d'humeur — parce que c'est clairement ça — c'est rarement sorti de nulle part. Y'a toujours quelque chose en dessous. Une frustration qui couve. Un truc qui ne va pas dans le groupe, ou en dehors, ou dans la tête de certains. Je dis pas que j'ai la réponse. Mais je me pose la question, et je pense qu'elle mérite d'être posée honnêtement en interne.

Mathieu Dejonckheere l'a dit sans détour : "cette défaite est le fruit de sautes d'humeur inacceptables dans le chef de certains éléments et qui viennent anéantir un gros travail effectué par le reste du groupe." Et là, chapeau pour la franchise. C'est dur à dire, c'est dur à entendre. Mais c'est nécessaire.

Parce que le problème, c'est pas juste deux joueurs qui ont craqué. C'est tout ce que ça représente comme signal.


L'état du terrain ? Oui, mais…

J'entends déjà certains dire : "oui mais le terrain était mauvais, ça explique les erreurs techniques." Okay. Le terrain en cette période, c'est pas le Parc des Princes, on est d'accord. Mais attends.

Ces gars-là, ils s'entraînent sur ce terrain toute la saison. Toute la saison. Ils le connaissent par cœur, chaque bosse, chaque zone glissante, chaque endroit où la balle part de travers. Donc l'état du terrain, ça peut expliquer une passe ratée, un contrôle raté. Mais ça n'explique pas les erreurs techniques à répétition qu'on a vues. Et ça n'explique absolument pas les exclusions.

Faut être capable de regarder les choses en face : y'a eu trop d'imprécisions, trop de décisions hasardeuses, trop de moments où le collectif a été plombé par des comportements individuels. Et ça, c'est pas la faute du gazon.


Ce qui me frustre vraiment

Ce qui me met un peu hors de moi — et je le dis calmement, hein, pas pour chercher des noises — c'est l'idée que des joueurs qui bossent, qui se donnent, qui font les efforts, se retrouvent punis par les errements de quelques-uns.

C'est exactement ce que le coach a souligné. Le reste du groupe a fait un gros travail. Et ce travail a été anéanti. C'est injuste. Et dans un club amateur, où tout le monde donne de son temps, de son énergie, souvent sans rien recevoir en retour, c'est encore plus difficile à vivre.

Est-ce que tu as déjà vécu ça dans une équipe ? Pas forcément au foot, mais dans n'importe quel contexte collectif ? Cette sensation que les efforts de tout un groupe sont sabotés par quelques comportements ? C'est exactement ça, dimanche.

Et maintenant, on fait quoi ?

La saison n'est pas finie. Le championnat continue. Et le RJH Comines va devoir rebondir, c'est aussi simple que ça.

Mais pour rebondir vraiment, faut que ce 1-4 serve à quelque chose. Pas juste à faire mal pendant quelques jours, puis être oublié. Il faut que les questions soulevées soient discutées. Dans le vestiaire, avec le staff, entre joueurs. Qu'est-ce qui s'est passé ? D'où vient cette tension ? Comment on fait pour que ça n'arrive plus ?

Parce que le talent, il est là. La volonté collective, elle est là. Mais si des comportements individuels continuent à plomber le groupe, aucun résultat ne sera stable.

Moi, j'y crois encore. J'y crois parce que je suis passionné par ce club, parce que je vois les gens qui y bossent, et parce qu'une défaite, même sévère, c'est pas une fatalité. C'est une information. À nous d'en faire quelque chose d'utile.

La prochaine rencontre approche. Et je serai là, comme toujours, pour en parler avec toi.


Et toi, qu'est-ce que tu en penses ? Tu crois que les exclusions sont juste le symptôme d'un malaise plus profond ? Ou tu penses que c'est un accident isolé qu'on devrait pas sur-analyser ? Dis-le moi en commentaire, j'ai envie d'en discuter.