par anicet51 | 24 Mar, 2026
Tu sais, y'a des défaites qu'on encaisse, on soupire, on passe à autre chose. Et puis y'a celles qui restent coincées là, quelque part entre la gorge et l'estomac. Dimanche, c'était clairement la deuxième catégorie. Le RJH Comines s'est incliné 1-4 à domicile face au KSK Geluwe. Un score lourd. Très lourd. Mais ce qui me pèse le plus, c'est pas vraiment les quatre buts encaissés. C'est le pourquoi du comment. Et là, on a des trucs à se dire.
1-4, mais le match était-il vraiment à sens unique ?
Commençons par être honnêtes entre nous. Non, le RJH n'a pas été roulé dans la farine du début à la fin. Mathieu Dejonckheere lui-même l'a dit clairement : "le score est vraiment sévère et ne reflète absolument pas la physionomie de la rencontre." Et je suis d'accord avec lui sur ce point.
Les Cominois ont eu la balle. Ils ont joué. Ils ont essayé de construire. C'est pas une équipe qui s'est effondrée d'entrée de jeu en se disant que c'était foutu. Non. Pendant une bonne partie du match, y'avait quelque chose à jouer.
Sauf que voilà. Le foot, c'est cruel. Geluwe ouvre la marque sur une demi-occasion. Une demi-occasion. Pas une action de grande classe, pas un but de gala. Juste un moment où les visiteurs ont été opportunistes et nous, on n'a pas su répondre au bon moment. C'est ça aussi le foot à ce niveau : faut être efficace, même quand c'est pas parfait.
Le tournant : deux cartons rouges qui changent tout
Là, on entre dans le dur. Parce que le retour des vestiaires, ça aurait pu être différent. Sauf que Parmentier inscrit un doublé pour Geluwe. Et dans la foulée, en l'espace de moins de vingt minutes, on se retrouve à neuf.
Neuf. Contre onze.
Robaeys exclu à la 51e. Lohez à la 68e. Et là, franchement, tu peux être la meilleure équipe du monde, jouer à neuf contre onze en provincial, c'est une montagne à grimper. Le reste, c'est presque de la mécanique. Théotim Maes-Leroy réduit bien la marque, il y a même un but refusé pour un hors-jeu que tout le monde juge imaginaire, mais l'histoire s'arrête là. 1-4 au coup de sifflet final.
Les exclusions, oui. Mais le vrai problème est ailleurs
Et c'est là que j'ai envie d'aller un peu plus loin. Parce que les deux cartons rouges, tout le monde en parle, et c'est normal. Mais moi, ce qui m'interpelle, c'est la question que personne ne pose vraiment : pourquoi ces exclusions ?
Des joueurs qui se font expulser pour des sautes d'humeur — parce que c'est clairement ça — c'est rarement sorti de nulle part. Y'a toujours quelque chose en dessous. Une frustration qui couve. Un truc qui ne va pas dans le groupe, ou en dehors, ou dans la tête de certains. Je dis pas que j'ai la réponse. Mais je me pose la question, et je pense qu'elle mérite d'être posée honnêtement en interne.
Mathieu Dejonckheere l'a dit sans détour : "cette défaite est le fruit de sautes d'humeur inacceptables dans le chef de certains éléments et qui viennent anéantir un gros travail effectué par le reste du groupe." Et là, chapeau pour la franchise. C'est dur à dire, c'est dur à entendre. Mais c'est nécessaire.
Parce que le problème, c'est pas juste deux joueurs qui ont craqué. C'est tout ce que ça représente comme signal.
L'état du terrain ? Oui, mais…
J'entends déjà certains dire : "oui mais le terrain était mauvais, ça explique les erreurs techniques." Okay. Le terrain en cette période, c'est pas le Parc des Princes, on est d'accord. Mais attends.
Ces gars-là, ils s'entraînent sur ce terrain toute la saison. Toute la saison. Ils le connaissent par cœur, chaque bosse, chaque zone glissante, chaque endroit où la balle part de travers. Donc l'état du terrain, ça peut expliquer une passe ratée, un contrôle raté. Mais ça n'explique pas les erreurs techniques à répétition qu'on a vues. Et ça n'explique absolument pas les exclusions.
Faut être capable de regarder les choses en face : y'a eu trop d'imprécisions, trop de décisions hasardeuses, trop de moments où le collectif a été plombé par des comportements individuels. Et ça, c'est pas la faute du gazon.
Ce qui me frustre vraiment
Ce qui me met un peu hors de moi — et je le dis calmement, hein, pas pour chercher des noises — c'est l'idée que des joueurs qui bossent, qui se donnent, qui font les efforts, se retrouvent punis par les errements de quelques-uns.
C'est exactement ce que le coach a souligné. Le reste du groupe a fait un gros travail. Et ce travail a été anéanti. C'est injuste. Et dans un club amateur, où tout le monde donne de son temps, de son énergie, souvent sans rien recevoir en retour, c'est encore plus difficile à vivre.
Est-ce que tu as déjà vécu ça dans une équipe ? Pas forcément au foot, mais dans n'importe quel contexte collectif ? Cette sensation que les efforts de tout un groupe sont sabotés par quelques comportements ? C'est exactement ça, dimanche.
Et maintenant, on fait quoi ?
La saison n'est pas finie. Le championnat continue. Et le RJH Comines va devoir rebondir, c'est aussi simple que ça.
Mais pour rebondir vraiment, faut que ce 1-4 serve à quelque chose. Pas juste à faire mal pendant quelques jours, puis être oublié. Il faut que les questions soulevées soient discutées. Dans le vestiaire, avec le staff, entre joueurs. Qu'est-ce qui s'est passé ? D'où vient cette tension ? Comment on fait pour que ça n'arrive plus ?
Parce que le talent, il est là. La volonté collective, elle est là. Mais si des comportements individuels continuent à plomber le groupe, aucun résultat ne sera stable.
Moi, j'y crois encore. J'y crois parce que je suis passionné par ce club, parce que je vois les gens qui y bossent, et parce qu'une défaite, même sévère, c'est pas une fatalité. C'est une information. À nous d'en faire quelque chose d'utile.
La prochaine rencontre approche. Et je serai là, comme toujours, pour en parler avec toi.
Et toi, qu'est-ce que tu en penses ? Tu crois que les exclusions sont juste le symptôme d'un malaise plus profond ? Ou tu penses que c'est un accident isolé qu'on devrait pas sur-analyser ? Dis-le moi en commentaire, j'ai envie d'en discuter.
par anicet51 | 18 Mar, 2026
Tu le sais, le foot, c’est pas juste 22 mecs qui courent après un ballon. C’est aussi des règles. Et comme chaque année, l’IFAB — le comité international qui décide des lois du jeu — s’est réuni pour en modifier quelques-unes. Sauf que cette fois, c’est pas de la retouche cosmétique. Là, on parle de changements qui vont concrètement impacter ce qu’on voit sur le terrain, que ce soit à la Coupe du Monde 2026 ou dans nos championnats provinciaux.
La 140ᵉ assemblée générale de l’IFAB s’est tenue le 28 février 2026 au pays de Galles, et les décisions prises vont entrer en vigueur dès le 1ᵉʳ juillet 2026. Certaines seront même appliquées dès le Mondial aux USA, au Mexique et au Canada (coup d’envoi le 11 juin). Allez, on décortique tout ça ensemble.
1. Fini de traîner : le décompte de 5 secondes
Tu connais le truc : ton équipe mène 1-0, la 85ᵉ minute arrive, et là le défenseur met trois plombes à faire sa rentrée de touche. Ou le gardien qui pose le ballon au sol pour le six mètres, puis va discuter avec son défenseur, renoue son lacet, regarde les nuages… On a tous vécu ça.
Eh bien c’est terminé. Voilà comment ça va marcher :
- Rentrées de touche et coups de pied de but : si l’arbitre estime que l’exécution traîne ou est délibérément retardée, il lance un décompte visuel de 5 secondes.
- Si le ballon n’est pas en jeu à la fin du décompte : la touche est rendue à l’adversaire. Pour un six mètres, c’est pire : corner pour l’équipe adverse.
C’est la suite logique de la règle introduite l’an dernier contre les gardiens qui gardaient le ballon en mains trop longtemps. Et franchement ? C’est une bonne chose. On vient voir du foot, pas un mec qui fait semblant de chercher un partenaire démarqué pendant 30 secondes. Imagine le stress du joueur qui fait sa touche et qui voit l’arbitre commencer à compter avec les doigts devant 40 000 personnes… Ou même devant les 87 membres de notre groupe WhatsApp.
2. Remplacements : 10 secondes pour déguerpir
On connaît tous ce moment gênant où un joueur se fait remplacer et décide de traverser le terrain au ralenti, en applaudissant le public, en serrant la main de chaque coéquipier, en faisant un câlin au coach… pendant que l’équipe adverse bouillonne sur le banc.
La nouvelle règle :
- Le joueur remplacé a 10 secondes pour quitter le terrain à partir du moment où le panneau est montré (ou le signal de l’arbitre).
- S’il dépasse ce délai : il doit quand même sortir, mais son remplaçant devra attendre une minute (temps de jeu continu) après la reprise, puis la prochaine interruption, pour pouvoir entrer.
Concrètement, ça veut dire que ton équipe joue à 10 pendant une bonne minute si le sortant fait le malin. Franchement, à notre niveau en provinciale, ça peut être rédhibitoire. Tu imagines jouer à 10 pendant 60 secondes parce que Kevin a voulu prendre son temps pour sortir ? Autant dire que ça va vite calmer les ardeurs.
3. Blessé ? Dehors une minute.
Celle-là, elle va faire parler. Et elle divise déjà.
Le principe :
- Si un joueur reçoit des soins sur le terrain ou si sa blessure provoque un arrêt de jeu, il devra quitter le terrain et attendre une minute (temps continu) après la reprise pour revenir.
L’exception qui sauve :
- Si la faute qui a causé la blessure a valu un carton jaune ou rouge au fautif, le joueur blessé n’est pas obligé de sortir. C’est logique : pourquoi punir deux fois la victime ?
L’idée derrière, c’est de lutter contre les fausses blessures. Tu sais, le mec qui se roule par terre en hurlant… et qui 30 secondes plus tard sprinte comme Mbappé. Sauf que le problème, c’est que ça pénalise aussi les vrais blessés. Un tackle sérieux sur la cheville, le médecin vient, et hop, tu joues à 10 pendant une minute. L’IFAB en est conscient et promet de surveiller l’impact. Des essais spécifiques seront aussi menés sur les gardiens de but qui simulent des blessures pour gagner du temps — la fameuse « crampe » du gardien à la 88ᵉ.
4. Le VAR élargit encore son champ d’action
Le VAR, on en parle pas trop au RJH Comines (on n’en est pas encore là), mais pour ceux qui suivent la Pro League, la Ligue 1, ou les comps internationales, voici ce qui change :
Trois nouvelles situations où le VAR peut intervenir :
| Situation |
Ce que le VAR peut désormais faire |
| 2ᵉ carton jaune erroné |
Intervenir si un joueur est expulsé sur un deuxième jaune manifestement injustifié. Avant, le VAR ne pouvait rien faire dans ce cas. |
| Erreur d’identité |
Corriger quand l’arbitre sanctionne la mauvaise équipe ou le mauvais joueur (jaune ou rouge donné au mauvais gars). |
| Corner litigieux |
Vérifier un corner manifestement accordé à tort, à condition que ça ne retarde pas la reprise du jeu. C’est optionnel : chaque compétition décide. |
Le coup du corner, c’est intéressant. Parce qu’un corner mal accordé qui mène à un but, ça peut changer un match… voire une saison. Mais attention, certaines ligues comme la Premier League pourraient décider de ne pas l’appliquer, par peur de trop d’interruptions.
5. Les autres changements à connaître
Caméra corporelle pour les arbitres
Les compétitions pourront autoriser les arbitres à porter des caméras fixées sur la poitrine ou la tête (type GoPro). C’est la compétition qui fournit la caméra et qui contrôle les images. Ça a déjà été testé avec succès lors de la Coupe du Monde des Clubs 2025. Imagine voir ce que voit l’arbitre en direct ? Le VAR n’a qu’à bien se tenir.
Avantage et carton jaune : plus de double peine
Quand l’arbitre joue l’avantage sur une faute qui aurait été considérée comme « dernière semelle » (DOGSO) et qu’un but est marqué dans la foulée, le fautif ne sera plus averti. Logique : le but n’a pas été empêché, donc pas de sanction supplémentaire. C’est du bon sens et ça évitera ces situations absurdes où un joueur prenait un jaune alors que l’avantage avait profité à son équipe.
Double touche accidentelle sur penalty
Si le tireur touche accidentellement le ballon deux fois lors d’un penalty (genre le ballon rebondit sur le poteau et lui revient dans les pieds), ce ne sera plus considéré comme une faute. On intègre officiellement une clarification qui circulait déjà depuis juin 2025.
Équipement : objets non dangereux autorisés
Les objets ne présentant pas de danger seront autorisés s’ils sont couverts de manière sûre et sécurisée. Concrètement, ça concerne les bijoux, les accessoires religieux, ou les petits dispositifs médicaux. Fini les débats sur une alliance ou un bracelet — tant que c’est bien protégé.
Matchs amicaux internationaux : jusqu’à 11 remplacements
Pour les matchs amicaux entre sélections nationales A, le nombre de remplacements possibles passe à 8, et les deux équipes peuvent même convenir d’aller jusqu’à 11. Ça permet de tester plus de joueurs sans contrainte. Pour les compétitions officielles, rien ne change.
6. Ce qui mijote pour plus tard
L’IFAB n’a pas seulement validé de nouvelles règles. Elle a aussi ouvert des consultations sur des sujets qui pourraient donner lieu à de futures modifications :
- Joueurs qui quittent le terrain pour protester : des équipes entières qui menacent de quitter la pelouse après une décision controversée, ça s’est déjà vu. L’IFAB veut encadrer ça.
- Joueurs qui se couvrent la bouche : tu sais, quand deux joueurs se mettent face à face et mettent la main devant la bouche pour s’insulter discrètement ? L’IFAB envisage de sévir.
- Gardiens simulateurs : des essais spécifiques vont être menés pour détecter et dissuader les fausses blessures des gardiens en fin de match.
- Hors-jeu semi-automatisé et avatars 3D : la FIFA travaille avec Lenovo sur une technologie d’intelligence artificielle qui créera des avatars 3D réalistes des joueurs pour améliorer les décisions de hors-jeu lors du Mondial 2026.
Lutte contre les comportements discriminatoires : des mesures renforcées sont en cours de développement avant la Coupe du Monde 2026.
7. Le résumé en un coup d’œil
Pour ceux qui sont pressés (je ne juge pas) :
| Mesure |
Détail |
| Décompte 5 sec |
Touches et 6 mètres : ball’ perdu si trop lent |
| Remplacement 10 sec |
Sortir vite ou jouer à 10 pendant 1 min |
| Blessé = 1 min dehors |
Soigné sur le terrain = sortie obligatoire 1 min |
| VAR élargi |
2ᵉ jaune, erreur d’identité, corner litigieux |
| Caméra arbitre |
Body-cam autorisée (optionnel par compétition) |
| Avantage + DOGSO |
Plus de jaune si le but est marqué |
| Double touche penalty |
Contact accidentel toléré |
| Équipement |
Objets non dangereux autorisés si couverts |
| Remplacements amicaux |
Jusqu’à 8 (voire 11) en amicaux internationaux |
Mon avis perso
Globalement, je suis plutôt pour. Le foot a un vrai problème de temps de jeu effectif (on parle souvent de moins de 60 minutes de jeu réel sur 90), et ces mesures vont dans le bon sens. Le décompte de 5 secondes, c’est radical mais efficace. Les 10 secondes pour les remplacements, c’est du bon sens. L’élargissement du VAR corrige des injustices flagrantes.
Le seul bémol, c’est la règle de la minute pour les blessés. L’intention est bonne, mais ça risque de pénaliser les vrais blessés. On verra à l’usage.
Et pour notre niveau à nous, en provinciale ? Pas de VAR, évidemment, mais le décompte sur les touches et les six mètres, la règle des 10 secondes aux remplacements, et la sortie d’une minute pour blessure… tout ça va descendre dans les niveaux inférieurs. Et ça va changer des choses. En bien, j’espère.
À suivre de près dès cet été, et on en reparlera ici quand on verra les premiers effets sur les terrains. En attendant, si tu veux en discuter, les commentaires sont les bienvenues.
par anicet51 | 16 Mar, 2026
Alors, tu l'as vue venir, celle-là ? Je t'avoue que moi, j'avais encore un petit espoir secret dans un coin de la tête, mais là, le réveil est brutal. On est lundi, j'ai pris le temps de digérer (enfin, essayer) ce déplacement à Moorslede, et franchement, j'ai le cœur lourd pour notre club. On jouait notre dernière carte pour le tour final de P2, et on a fini par se tirer une balle dans le pied tout seuls comme des grands. Assieds-toi deux minutes, je te raconte ça avec mon ressenti, sans langue de bois, parce qu'il y a des choses qui m'agacent sérieusement.
La douche froide dès l'entrée sur le terrain
Tu connais ce sentiment, quand tu prépares ton dimanche, que tu te dis "Allez, aujourd'hui c'est le grand virage", et qu'au bout de soixante secondes, tout s'écroule ? C’est exactement ce qu’on a vécu. Soixante secondes de jeu, et Landuyt qui plante le premier. 1-0. Franchement, à ce niveau-là, c’est inadmissible. On rentre sur le terrain la fleur au fusil ou quoi ?
Le pire, c'est que ce n'est pas le talent qui manque. Après ce but gag, les gars de la RJH ont eu des occasions. Plein d'occasions ! Mais voilà, l'efficacité, c'est devenu notre fantôme. On tourne autour du pot, on tricote, mais on ne finit pas. Tu ne trouves pas ça frustrant, toi, de voir une équipe qui a les moyens de revenir mais qui semble avoir les pieds carrés au moment du dernier geste ? C’est un mal récurrent chez nous depuis des semaines, et à force de ne pas conclure, on finit par le payer cash.
Des discours de façade et un manque de tripes
Ce qui me chipote le plus, ce n'est pas seulement le score. C'est l'attitude. J'écoute les discours d'avant-match, les interviews, les déclarations des uns et des autres... Et franchement, j'ai l'impression d'entendre un disque rayé. Ils nous sortent des phrases toutes faites, des stéréotypes de footballeurs qu'ils pensent devoir dire pour faire "pro". Mais est-ce qu'ils le pensent vraiment ? Est-ce qu'ils ont vraiment cette dalle, cette envie de tout casser pour le maillot de la RJH Comines ?
Je commence à en douter. Les réactions sur le terrain sont trop rares, trop molles pour être crédibles. Quand tu es mené, tu dois montrer du caractère, tu dois bousculer l'adversaire. Là, j'ai vu une équipe qui subit, qui attend que l'orage passe sans vraiment chercher à sortir le parapluie. C’est trop facile de parler dans le vestiaire si, une fois que l'arbitre siffle, on oublie de mettre l'intensité nécessaire.
Le sabordage en règle : le carton rouge de trop
Et puis, comme si ça ne suffisait pas d'être maladroits devant le but, on a décidé de se compliquer la tâche. À l'heure de jeu, Boudersa prend son exclusion. Là, c’est le pompon. On est déjà en difficulté, on cherche à égaliser, et on se retrouve à dix. C’est ce que j’appelle se tirer une balle dans le pied.
À partir de là, le château de cartes s'est écroulé. Landuyt s'est fait plaisir avec un doublé, Devolder a enfoncé le clou, et Terryn a fini de nous achever à 4-0. Un score de forfait, ou presque. C'est lourd, c'est dur, et surtout, c'est mérité sur l'ensemble de la prestation mentale. On a lâché prise. Comment tu veux espérer jouer un tour final avec une telle inconstance ?
Et si on était simplement à notre place ?
C'est la question qui fâche, mais je me la pose sincèrement. À force de voir ces hauts et ces bas (surtout des bas ces derniers temps), je me demande si on ne surestime pas ce groupe. Être ambitieux, c'est génial sur le papier, ça fait plaisir aux supporters, ça anime les discussions au café. Mais pour être ambitieux, il faut en avoir les capacités réelles. Pas juste les capacités techniques, mais aussi mentales.
Est-ce que tout l'entourage, toutes les personnes qui encadrent cette équipe, sont vraiment au niveau ? Est-ce que tout le monde tire dans le même sens avec la même exigence ? Je n'ai pas la science infuse, mais quand je vois ce 4-0, je me dis que la RJH est peut-être tout simplement là où elle doit être : dans le ventre mou, loin des rêves de grandeur. C'est triste à dire, mais c'est mon ressenti de bénévole passionné qui voit les années défiler.
Regarder devant, mais avec lucidité
Alors voilà, le tour final, on peut quasiment faire une croix dessus. C'est une grosse déception, surtout pour un club comme le nôtre qui a une histoire et des supporters qui ne demandent qu'à vibrer. Je vais continuer à donner de mon temps, à aller voir les matchs, à faire mes photos et mes petites images pour illustrer tout ça, mais le cœur n'y est plus tout à fait de la même manière pour cette fin de saison.
Je vais peut-être me concentrer un peu plus sur mes randos ces prochains week-ends, ça me videra la tête. Rien de tel qu'une bonne marche dans nos sentiers pour oublier la frustration d'un dimanche après-midi raté à Moorslede. Ça permet de relativiser, de se dire que le foot local, c'est beau, mais que ça ne doit pas nous bouffer la santé.
Et toi, t'en penses quoi ? Tu crois qu'on a encore une chance de se reprendre ou tu penses comme moi que la saison est pliée ? Est-ce que tu trouves aussi que les discours des joueurs manquent de sincérité ? Viens m'en parler en commentaire, j'ai hâte de lire ton avis, même si tu n'es pas d'accord avec moi !
par anicet51 | 11 Mar, 2026
Salut à toi, l’ami !
Content de te retrouver sur les carnets. Aujourd’hui, j’ai envie de te bousculer un peu les neurones. J’ai mis la main sur une réflexion assez poussée sur le football moderne, et franchement, ça m’a fait cogiter sur ce qu’on voit tous les week-ends au bord des terrains. Tu vas voir, on est loin du simple « pousse le ballon et cours », on parle de science, de psychologie et même de tabourets… Allez, sers-toi un café, on en discute !
Le nageur sur son tabouret : on s’entraîne à sec ?
Tu visualises le truc sur l’image au-dessus ? Un gars allongé sur un tabouret au milieu de son salon qui répète les mouvements de la brasse. Il est techniquement parfait, ses mouvements sont fluides, il a l’air d’un pro. Mais dès qu’on le jette dans le bassin, plouf, il coule comme une pierre. C’est l’analogie que Michel Brahmi utilise pour critiquer la vieille école de formation. On sépare tout : le physique d’un côté, la technique de l’autre, et la tactique le jeudi soir. Mais le foot, ce n’est pas des silos séparés. Si un gamin sait faire 500 jongles mais qu’il ne sait pas quand passer le ballon parce qu’il a la pression d’un défenseur, à quoi ça sert ? Cette vision « découpée » du foot est dépassée, et si on ne change pas notre façon de voir les choses, on va finir par prendre un sacré retard.
Le mythe du « bus » garé devant les cages
On a tous déjà entendu ça : « Ils ont garé le bus, impossible de marquer ». On pense souvent qu’une tactique ultra-défensive est une assurance vie contre la défaite. Eh bien, la science vient de mettre un petit tacle à ce dogme. Une étude énorme sur 22 000 matchs pro montre que si le schéma tactique change la gueule du match et la possession, ça n’influence presque pas le score final. En fait, sur 18 combinaisons tactiques, seules 3 donnent un vrai avantage mathématique. Le reste ? C’est le chaos humain : un carton rouge, un moment d’énervement, une inspiration individuelle. L’ordre tactique, c’est beau sur le tableau noir, mais face aux émotions des joueurs, ça pèse parfois bien peu.
Courir, oui, mais avec la tête !
Tu connais José Mourinho ? Le gars n’est pas réputé pour être le plus tendre, mais son approche est fascinante. Pour lui, s’entraîner à courir sur une plage ou dans les bois, c’est archaïque. Pourquoi ? Parce que ça déconnecte tes muscles de ton cerveau de footballeur. Il dit qu’un sprint d’Usain Bolt sur un terrain de foot serait « lent » s’il est fait au mauvais moment. Chaque muscle doit être au service d’une intention de jeu. C’est ce qu’on appelle le Principe de Spécificité : on n’entraîne pas un athlète qui joue au foot, on entraîne un footballeur. La tactique, c’est l’essence même du sport, c’est elle qui doit commander les jambes, et pas l’inverse.
L’endurance mentale : le nouveau Graal
Stéphane Gilli, le coach du Paris FC, dit un truc super intéressant : au haut niveau, ce n’est plus la capacité pulmonaire qui fait la différence, c’est l’endurance mentale. C’est ta capacité à traiter les infos sous pression pendant 95 minutes sans craquer. On l’a tous vu à la RJH Comines : une équipe qui domine tout le match et qui prend un but idiot à la 93ème parce qu’un défenseur a relâché sa concentration une seconde. C’est là que ça se joue. Pour Gilli, il y a trois piliers:
-
La concentration : rester en alerte maximale même quand le ballon est à l’opposé.
-
La gestion du stress : garder la tête froide malgré la tension du match.
-
La répétition de l’intensité : être capable de prendre la bonne décision encore et encore, sans fatigue psychologique.
Le gardien, ce premier attaquant
Fini l’époque où le gardien était juste là pour arrêter les ballons sur sa ligne. Aujourd’hui, c’est « l’homme en plus ». C’est lui qui crée le premier décalage, qui force l’adversaire à sortir de sa zone pour venir le presser. Prends un gars comme Obed Nkambadio : on ne le choisit pas juste pour ses réflexes, mais pour sa lecture du jeu. Il attire l’adversaire, il coordonne la profondeur, et paf, une passe précise et tout le bloc d’en face est déstructuré. C’est le premier architecte de l’attaque.
Le foot, c’est comme un Rubik’s Cube
Pour finir, j’ai adoré l’image du Rubik’s Cube. Le foot est un système complexe où tout est lié. Si tu changes un petit truc d’un côté, comme remplacer un joueur ou donner une nouvelle consigne, ça change toute la configuration de l’ensemble, comme quand tu tournes une face de ton cube. On ne peut plus dire « le mardi, on fait du physique ». On doit travailler la globalité. Comme le dit Manuel Sergio : « Celui qui ne connaît que le football ne comprendra jamais le football ». C’est une question de relations entre les joueurs, de tissu complexe.
Alors, qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce qu’on n’est pas parfois trop rigides dans nos clubs amateurs ? Est-ce qu’on ne devrait pas, nous aussi à la RJH, essayer de voir le jeu de manière plus globale au lieu de râler parce qu’un joueur n’a pas fait ses tours de terrain assez vite ? N’hésite pas à me laisser un petit commentaire pour me dire si cette vision « intelligente » du foot te parle ou si tu trouves ça un peu trop intello pour nos séries provinciales. À bientôt au bord du terrain !
Allez, salut !
par anicet51 | 9 Mar, 2026
Salut l'ami ! Tu as passé un bon week-end ? De mon côté, tu commences à me connaître à travers « Les carnets d’Anicet51 » : entre mes petites séances de création d'images générées par IA sur mon ordi et mes lectures bien au chaud, je me suis forcément retrouvé au bord du terrain pour suivre notre chère RJH Comines. Et franchement, j'ai cru que mon cœur de jeune retraité n'allait pas tenir le choc de cette après-midi. Honnêtement, j'ai failli perdre ma casquette de bénévole plusieurs fois !
On a gagné, c'est vrai, et c'est ce qu'il faut retenir sur le papier. Mais, entre toi et moi, on a encore eu cette fâcheuse tendance à se mettre exactement au niveau de l'adversaire au lieu de faire le job proprement. Prends un bon café ou sers-toi une bière, installe-toi confortablement. Je te raconte comment on a réussi à se faire peur tout seuls dans un match qu'on aurait dû plier tranquillement.
Un début de match qui part dans tous les sens
Je ne sais pas si tu as déjà vécu ce genre de situation. Tu arrives au stade, tu as à peine le temps de saluer les copains, de prendre des nouvelles des uns et des autres, et paf, le match s'emballe. Dès la 3e minute de jeu, on ouvre le score ! La journée commençait super bien pour la RJH. Sur le bord du terrain, tu te dis : « Chouette, on est bien, on va vivre un dimanche après-midi tranquille ».
Eh bien, pas du tout ! À peine soixante petites secondes plus tard, à la 4e minute, l'adversaire remet les compteurs à zéro. Une égalisation express qui te coupe direct la chique. C'est typiquement le genre de truc qui t'agace quand tu supportes ton équipe.
Le pire dans cette histoire, c'est qu'on a même réussi à être menés peu avant la demi-heure de jeu. Tu le crois, toi ? On a dominé les échanges, on tenait bien le ballon, et on se retrouve bizarrement à courir derrière le score. Heureusement que Coudron était momentanément réveillé dimanche et qu'un joueur adverse a eu la mauvaise idée (pour eux) de marquer contre son camp. On a réussi à rentrer aux vestiaires avec un 3-2 en notre faveur. Mais pour être tout à fait franc, pendant la pause, on se regardait tous en secouant la tête. On sentait que rien n'était maîtrisé.
Le festival des occasions manquées
S'il y a bien un truc qui m'a frappé ce week-end, et je vais être sans langue de bois avec toi, c'est notre manque d'efficacité devant. Nos attaquants n'étaient vraiment, mais alors vraiment pas dans un grand jour. En fait, si je dois résumer, on a gagné le match sur tous les tableaux : au score final, oui, mais aussi au nombre de ratés phénoménaux.
On a eu un nombre incalculable d'opportunités pour tuer le match. Les gars mettaient le ballon à côté, au-dessus, ou butaient sur le gardien quand ça semblait plus facile de la mettre au fond. Dans le public, c'était un festival de mains sur la tête et de gros soupirs. J'en parlais justement avec Jason Robaeys après le coup de sifflet final. Le gars était aussi lucide que moi sur la prestation de l'équipe. Voilà ce qu'il me disait :
« Nous avons directement ouvert le score, ce qui nous a mis davantage en confiance. Et puis nous en avons pris deux dans la foulée. Fort heureusement nous avons su réagir, mais nous nous sommes fait peur, alors qu'il n'y avait aucune raison, puisque nous nous sommes procuré je ne sais combien de ballons pour tuer le match. L'essentiel reste la victoire et les trois points. »
C'est exactement ça. On s'est mis une pression complètement inutile sur les épaules. Quand tu ne marques pas, tu laisses l'autre équipe espérer. Et en foot, l'espoir, ça donne souvent des ailes à l'adversaire.
L'arbitre au niveau, contrairement à notre ligne d'attaque
Je fais une petite pause dans mon récit purement footballistique pour te parler deux minutes de l'arbitrage. Tu le sais, dans nos séries provinciales, on a souvent tendance à râler sur l'homme au sifflet. C'est presque un sport régional ! Mais là, il faut être honnête : je l'ai trouvé bon.
Au vu du niveau de jeu proposé sur le terrain, parfois un peu brouillon, et de la folie ambiante avec toutes ces occasions et ces buts, il a su garder son sang-froid. Il a pris les bonnes décisions sans chercher à se mettre en avant. C'est important de le souligner. Il faut savoir dire quand ça va bien, et pas seulement ouvrir la bouche quand on n'est pas d'accord. En tant que bénévole, c'est ma philosophie : le respect de l'arbitre, c'est la base, surtout quand il fait du bon boulot sur un match aussi décousu.
Une fin de match à faire transpirer (et un coach soulagé)
Mais revenons au terrain. De retour des vestiaires, Coudron a encore fait mouche. Hop, un but de plus pour la RJH Comines. On pensait enfin pouvoir souffler un peu et regarder la fin du match sereinement. Tu parles ! L'adversaire n'a absolument rien lâché et a continué à pousser pour recoller. Le score est monté à 4-3, puis carrément à 5-4 dans les arrêts de jeu, pour coller à la vraie physionomie de cette fin de rencontre complètement folle.
Tu imagines la tension ? On regardait nos montres toutes les dix secondes en priant pour entendre le sifflet final. Notre coach, Mathieu Dejonckheere, n'y est d'ailleurs pas allé par quatre chemins au moment de débriefer avec nous :
« Nous nous sommes inutilement compliqué la tâche. Nous aurions dû mettre au moins dix buts tant notre domination était nette. Au lieu de cela, des errements nous ont mis la pression jusqu'au bout. Les trois points étaient essentiels et nous permettent de garder la cinquième place bien en vue. Il nous reste encore six finales à remporter pour remplir le contrat fixé en début de saison. »
Bon, tu me connais, je suis un mec simple, je n'aime pas trop les grands mots ou le vocabulaire de guerre. Mathieu parle de « finales », moi je dirais simplement que ce sont six matchs super importants où il va falloir rester très concentrés. Mais je comprends tout à fait l'idée du coach : on n'a plus droit à l'erreur si on veut accrocher le bon wagon. Avec cette victoire, on revient à trois petites unités du top 5. Tout reste possible pour la RJH !
La vraie bonne nouvelle du jour : la jeunesse montre le chemin !
Pour finir sur une note vraiment positive – et c'est ce qui me donne envie de continuer à m'investir au quotidien pour ce club –, il y a eu une immense satisfaction ce week-end, bien au-delà des trois points.
Mathieu Dejonckheere a décidé d'intégrer un jeune joueur, Nolann Capitanio, dans le groupe P2. Ce gamin ne fêtera ses 18 ans qu'en novembre prochain ! C'est une récompense magnifique pour lui, bien sûr, mais c'est surtout un signal fort envoyé à toute notre section de jeunes.
Quand tu es un gamin du club, que tu viens t'entraîner la semaine, et que tu vois un jeune de 17 ans faire sa place en équipe première, ça te donne envie de bosser. C'est à ça que sert le foot local : former, accompagner et faire confiance aux jeunes de chez nous. Franchement, voir Nolann sur le terrain, ça m'a mis du baume au cœur après tout ce stress accumulé pendant 90 minutes.
Et maintenant, on respire !
Voilà, tu sais tout de mon dimanche sportif. Une victoire 5-4, des points précieux dans la poche, mais un sacré besoin de souffler pour mon petit cœur. Je crois que demain, je vais me faire une bonne randonnée au calme sur les petits sentiers de Capelle, juste pour entendre les oiseaux au lieu des cris du bord de touche.
Et toi, dis-moi un peu : que penses-tu de cette fâcheuse manie qu'ont nos joueurs de se compliquer la vie quand tout semble facile sur le papier ? As-tu déjà assisté à un match avec autant de ratés dans la même après-midi ? Laisse-moi ton avis en commentaire, j'ai hâte de lire tes impressions et d'en discuter avec toi !
À très vite sur le bord des terrains ou sur le blog !